Culture
18 juillet 2021 Par Jacinthe Laforest
Louise Arsenault réalise un rêve : le lancement d’un tout premier enregistrement de ses compositions pour violon en carrière. Le disque est maintenant en vente à plusieurs endroits à l’Île.

Louise Arsenault, à Alyre à Joe Narcisse, un Gallant, réalise un rêve : le lancement d’un tout premier enregistrement de ses compositions pour violon en carrière.  Dans le passé, elle a enregistré avec Barachois dont elle faisait partie, elle a aussi enregistré avec Gadelle, dont elle fait toujours partie.  «C’est mon premier disque, dit-elle, et ce n’est pas le dernier, j’en suis certaine».

Le disque simplement intitulé Louise Arsenault est maintenant en vente «partout à l’Île, pour commencer», en attendant d’être disponible via les plateformes de ventes de musique en format numérique.  «Il y a des gens qui veulent un disque, et on en a même envoyé par la poste.  C’est mon mari Karl qui s’occupe de cela.  Mais il y en a aussi qui veulent juste la musique.  On explore ça.  Et ma fille Angie est en train de me faire une page Facebook professionnelle.  La page n’est pas encore prête et les ventes sont déjà très bonnes», dit Louise Arsenault, ravie de la réception faite au disque.  

La plupart des pièces de l’album, à quelques exceptions près, ont été composées pendant la pandémie, parce que le temps était propice à la composition.  Bien que durant l’année 2020, la pandémie semblait être le seul sujet de conversation et de préoccupation, le disque de Louise prouve le contraire.  

«Mon amie Tracy a été très malade.  Lorsqu’elle était à l’hôpital, en 2020, c’était grave.  J’ai écrit une valse que j’ai nommée “Une prière pour Tracy”.  Elle ne l’a pas encore entendue.  J’ai aussi composé un air pour le retour à l’Île de ma fille Angie, et une gigue pour ma fille Missy et ses enfants, Nathan et Emma.  J’ai écrit un air que j’ai appelé Coup de marteau.  J’essayais de composer cette journée-là et celui qui fait l’entretien de nos appartements était venu arranger quelque chose et il donnait des coups de marteau.  Ça me dérangeait, bien sûr, et j’ai décidé de lui faire une toune.  En plus c’est mon cousin Arthur».

Mine de rien, le disque présente des dizaines de petits bouts de vie dans la région Évangéline.  Une valse pour le mariage de Bonnie et Gérald, surnommé «GE» d’où le titre Bonnie et GE.  Une valse pour le 60e anniversaire de mariage d’Amand et Marguerite, une pièce intitulée «Ma go to courtepointe», pour Sylvie Toupin dont la maison est partie en fumée en août 2020; et aussi, un air en mémoire de Janice,  la nièce de Louise décédée aux États-Unis il y a seulement quelques années.  «Janice et mes filles étaient très proches en grandissant», rappelle Louise Arsenault.  

La plupart des morceaux sur le disque sont intégrés dans des enchaînements de deux ou trois airs.  Par exemple, Vivre comme Janice, est associé à un air intitulé Les ricasseux.  Les Ricasseux, c’est Gavin, le père de Janice, ainsi qu’Hector et Florence.  «Ils sont morts tous les trois, mais ils aimaient rire», ajoute Louise Arsenault.  

Il ne fait pas de doute que connaître les histoires qui ont inspiré les airs sur le disque ajoute à l’appréciation de la musique.  «Je prévois de faire un spectacle de lancement pour expliquer les contextes des compositions.  Mais ça ne sera pas avant l’automne.  Cet été, je suis trop occupée avec Gadelle et La Veillée au village».

Quelques crédits 

La photo de couverture du disque a été prise en 2019 par Rachelle Richard-Léger de Image Authentik du Nouveau-Brunswick, lors de la prestation de Barachois au Congrès mondial acadien.  Le graphisme de la pochette a été fait par Megan Bergeron (la fille d’Hélène Bergeron) de Forest Start Digital.  Le disque lui-même a été fabriqué par Kaneshii Vinyl Press.   

L’enregistrement a été fait au local de l’ancien Club 50 à Abram-Village vers le mois de février 2021 dans un studio créé par Rémi Arsenault, qui a réalisé l’album en collaboration avec Louise.  Les musiciens qu’on entend sur les pièces sont Albert Arsenault, Chuck Arsenault, Caroline Bernard, Megan Bergeron, Hélène Bergeron, Rémi Arsenault, Jonathan Arsenault, Pascal Miousse, Iain MacInnes, Angie Arsenault et Patricia Richard.  Don Chapman de DC Production a fait la bande maîtresse à partir de laquelle les CD ont été gravés.

La pochette avant du premier disque solo de Louise Arsenault.

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