Éducation
25 Septembre 2026 Par ERIC BERGERON
Anne-Marie Rioux est le directrice de la programmation et de la formation à la CSLF. (Photo : Archives)

Avec une équipe de direction stable, de nouvelles formations et le retour à deux orthophonistes pour desservir ses écoles, la Commission scolaire de langue française de l’Île-du-Prince-Édouard amorce l’année scolaire en misant sur l’efficacité de l’enseignement et un meilleur accompagnement des élèves.

La rentrée a apporté son lot de changements à la Commission scolaire de langue française (CSLF), mais elle s’appuie cette année sur un avantage important : la stabilité de ses équipes.

« Toutes nos directions sont les mêmes directions que les années précédentes », souligne Anne-Marie Rioux, directrice de la programmation et de la formation. Le retour d’une direction adjointe après une année sans solde vient également renforcer une équipe qui connaît déjà bien les dossiers.

Cette continuité permettra à la CSLF de concentrer une bonne partie de ses efforts sur l’une de ses grandes priorités : l’enseignement efficace.

Une formation sur l’enseignement efficace, notamment sur les pratiques en classe, la gestion des comportements et le soutien positif, donnée à la rentrée par Steve Bissonnette, a servi de point de départ à ce travail, qui doit maintenant se poursuivre directement dans les écoles.

« Une formation est utile, mais sans accompagnement et sans suivi, ses effets finissent par se perdre », résume Anne-Marie Rioux.

Certaines écoles ont déjà commencé à déterminer les mesures qu’elles souhaitent mettre en place et pourront compter sur l’accompagnement de la Commission scolaire dans cette démarche. Steve Bissonnette demeurera également disponible pour répondre aux questions qui surgiront au fil du travail.

La CSLF veut notamment mieux outiller les enseignants et les autres membres du personnel qui interviennent quotidiennement en classe, autant en matière d’enseignement que de gestion de classe et de comportements.

Bien connaître les élèves fait également partie de cette démarche. Les directions doivent déterminer où se situent leurs besoins et fixer des objectifs pour améliorer leur réussite. La CSLF retrouvera ainsi une équipe de deux orthophonistes, permettant à celle déjà en poste de se concentrer sur les trois écoles de l’Est.

Du nouveau en littératie

L’année marque également un changement dans les interventions en lecture et en écriture. L’ancien modèle IPLE, Intervention préventive en lecture et écriture, basé sur Reading Recovery, est remplacé par l’IPL, Intervention préventive en littératie.

La communication orale demeure aussi une priorité, particulièrement dans le contexte francophone minoritaire. Une formation est prévue à la fin septembre sur l’acquisition du vocabulaire chez les enfants et le développement de l’oral.

La CSLF attend par ailleurs le rapport provincial sur l’inclusion, qui pourrait influencer certains de ses travaux au cours de l’année. Elle participera également à l’élaboration d’un nouveau code de conduite.

Pour Anne-Marie Rioux, il importe de prendre le temps de former les équipes avant son entrée en vigueur plutôt que de modifier les règles en plein milieu de l’année scolaire.

Deux orthophonistes

L’une des nouvelles qui réjouit le plus la directrice concerne toutefois les services d’orthophonie. Après quelques années de recherche, une orthophoniste provenant de l’Ontario doit venir travailler auprès des trois écoles de l’Ouest.

La CSLF retrouvera ainsi une équipe de deux orthophonistes, permettant à celle déjà en poste de se concentrer sur les trois écoles de l’Est.

« Quand j’ai eu la nouvelle, honnêtement, je pensais à des familles. Je pensais à des enfants et je me disais : enfin, on va pouvoir offrir à tel enfant ou à telle famille des services. »

En l’absence de services disponibles dans le système, certaines familles devaient jusqu’ici se tourner vers le privé ou vers des consultations virtuelles, explique-t-elle. La nouvelle orthophoniste pourra plutôt rencontrer les enfants directement à l’école et assurer des interventions régulières.

Malgré les nombreux dossiers qui se mettent en marche simultanément, Anne-Marie Rioux revient à la stabilité de l’équipe pour expliquer sa confiance envers l’année qui commence.

« Nous avons de belles équipes, qui participent activement aux rencontres et posent les bonnes questions. »

Une stabilité qui permet maintenant à la Commission scolaire de langue française de consacrer davantage d’énergie non pas à reconstruire ses équipes, mais à mieux outiller celles qui sont déjà en place.

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