La rentrée s’est faite sous le signe d’une stabilité du personnel à l’École La-Belle-Cloche (ÉLBC). Avec 125 élèves de la maternelle à la 12e année, l’école est considérée petite, mais, «pas si petite que ça», lorsqu’on considère tous les services offerts.
«Quand j’ai rejoint la Commission scolaire de langue française et la direction de La-Belle-Cloche, j’ai accepté que notre école soit souvent vue comme une porte d’entrée dans le système scolaire. Les jeunes enseignants nous arrivent plein d’idées et d’enthousiasme. Ils apportent beaucoup à notre école pendant qu’ils sont ici. Certains décident de rester, d’autres préfèrent rejoindre l’École François-Buote. Toutes les écoles sont différentes et offrent aux enseignants des opportunités différentes, des classes plus ou moins nombreuses, la possibilité d’essayer plusieurs niveaux. Ce n’est pas toujours possible, mais en général, j’essaie de faire en sorte que les enseignants aient des postes qui répondent à leurs intérêts et, à l’occasion, à leur besoin de changement», indique la directrice de l’École La-Belle-Cloche, Marise Chapman.
Septembre commémoratif
Il y a eu des tragédies dans le passé et toutes peuvent toucher les gens de différentes façons. Le décès tragique de l’enseignante Jessica Hébert et de son fils Dallas (en 5e année à l’ELBC) le 24 septembre 2024, a toutefois marqué la famille de l’ÉLBC de façon durable. Un an plus tard, leur présence manque encore.
«Jessica était celle qui organisait chaque année la Course Terry Fox pour notre école. Elle vivait juste à côté de Mooney’s Pond et c’était un endroit qu’elle aimait beaucoup. Cette année, en collaboration avec le communautaire, nous avons amené tous les élèves pour faire une marche à cet endroit, pour Terry Fox et aussi pour Jessica et Dallas. Nous avons recueilli environ 1 100 $, que nous allons envoyer à la Fondation Terry Fox.»
La collaboration entre l’école et le communautaire (Comité acadien et francophone de l’Est : CAFE) est excellente. «Nous collaborons à de nombreux projets. Même pour des choses comme les exercices d’incendies, nous nous arrangeons pour les faire à des temps qui sont moins perturbants pour les poupons. Chacun de nous prend en compte les besoins et défis des autres et ça fonctionne très bien», dit Marise Chapman.
La-Belle-Cloche est l’une des cinq écoles de maternelle à 12e année de la CSLF. Même si c’est compliqué de gérer l’équivalent de quatre écoles, Marise Chapman ne changerait pas cela. «J’adore qu’on soit une école de maternelle à 12e année. Je trouve que nos jeunes grandissent avec plus d’empathie et ils oublient moins vite qu’eux aussi, ils ont été bruyants. Je remarque aussi, surtout en septembre et octobre, que les élèves de 7e et de 8e années ont encore tendance à utiliser les appareils de récré de l’élémentaire. Je trouve que ça adoucit la transition, le passage vers l’intermédiaire. S’ils allaient dans une école différente, ils n’auraient pas cela», analyse la directrice.
Gestion d’espace
Lorsque l’École La-Belle-Cloche a été construite, on a prévu des espaces pour des niveaux combinés. C’est de moins en moins possible. La pression sur l’espace se fait sentir. «L’an dernier, nous avons dû changer notre système d’attribution de classe. Le résultat est que les classes n’appartiennent à personne et à tout le monde en même temps et elles sont utilisées à 100 % du temps. Pour leur planification, les enseignants vont tous dans le même local où ils ont chacun leur bureau. Ça semble bien fonctionner.»
Le programme des sports interscolaires est en marche pour l’automne. Les élèves de l’ÉLBC et de l’école secondaire de Souris (Souris High) forment régulièrement des équipes combinées, soit pour créer une seule équipe (ex. : soccer) ou pour créer deux équipes à des niveaux différents (ex. : volleyball A et AA. «Il n’y a rien de pire qu’un jeune qui ne peut pas jouer à son niveau. Il perd toute motivation», dit l’enseignante-directrice.
Elle est particulièrement reconnaissante aux membres du personnel et aux autres personnes qui consacrent du temps aux jeunes dans des activités sportives. «Ils ne sont pas obligés de faire cela. Ils le font parce qu’ils aiment ça», apprécie Marise Chapman.

Un des corridors de l’école La-Belle-Cloche, donnant sur la cour de récré. (Photo : Jacinthe Laforest)

Afin de maximiser l’utilisation des salles de classe, les enseignants font leur planification dans un local aménagé à cet effet, libérant leur salle de classe qui peut alors servir à un autre enseignant et à ses élèves. (Photo : Jacinthe Laforest)