Éducation
29 Septembre 2025 Par Jacinthe Laforest
Sylvain Gagné, de retour à la direction de l’École Saint-Augustin, après environ trois ans d’absence. (Photo : Jacinthe Laforest)

De retour à la direction de l’École Saint-Augustin, Sylvain Gagné souhaite que les journées scolaires se déroulent sans grandes surprises, conformément à l’horaire établi, pour offrir aux enfants une oasis de prévisibilité dans leurs journées parfois chaotiques.

«Les enfants sont comme nous, les adultes.  Si les choses ne se déroulent pas comme on s’y attend, ça nous cause du stress.  C’est pareil pour eux.  Disons-le, nous avons des élèves qui commencent leurs journées très tôt et qui les finissent très tard.  En soirée, ce n’est pas toujours tranquille à la maison.  Il y a les sports, les activités des autres membres de la famille.  Ça peut être une source d’anxiété et je veux éviter que l’école ajoute à cette anxiété», dit Sylvain Gagné, de retour à la direction de l’École Saint-Augustin, après deux années en prêt de service au Collège de l’Île. 

«Nous allons poursuivre notre pédagogie sociale et notre pédagogie par la nature.  Ça n’arrêtera pas.  Nous allons souligner la Journée Terry Fox dans les écoles et la Journée du chandail orange, dans un même bloc, en fin de journée vendredi (le 26 septembre), parce que le vendredi après-midi se prête bien à cela.  Ce matin (le vendredi 19 septembre) nous avons épluché du blé d’inde, mais nous avons intégré cette tâche pendant la récré, pour ne pas bouleverser l’horaire et, ce midi, nous allons manger le maïs.»

Les écoles sont très sollicitées pour participer à des causes.  «Je vous dirais qu’on reçoit deux ou trois demandes chaque jour.  Si on disait oui à tout, on ne pourrait pas enseigner.  Ce n’est pas parce que les causes ne sont pas bonnes, c’est parce qu’on n’a pas le temps.  Je dois filtrer.  Par contre, si on choisit d’en faire, ce sera planifié, inscrit à l’horaire et il n’y aura pas de surprise», insiste le directeur. 

À l’École Saint-Augustin, en date du 19 septembre, il y avait 52 élèves de la maternelle à la 6e année.  «C’est une petite diminution.  À l’ÉSA, nous sommes dans une zone qui n’est pas encore touchée par de grands développements domiciliaires.  Je suis certain que ça va arriver éventuellement.  Il y a de gros appartements à Winsloe.  Ça se rapproche, mais ce n’est pas encore dans notre zone», analyse-t-il. 

Les locaux suffisent aux besoins scolaires, selon le directeur, tant et aussi longtemps que les nombres resteront assez petits pour combiner les niveaux.  «C’est plus du côté du CPE et du communautaire que l’espace manque et aussi pour les toilettes.  Il y a déjà plusieurs années, l’école a décidé de céder sa classe de musique au CPE, qui avait une licence pour un certain nombre, mais n’avait pas les pieds carrés correspondant à cette licence.  C’était logique pour nous de faire ça pour aider à peupler l’école.»

L’École Saint-Augustin ne prépare pas elle-même les repas pour les élèves.  «Soit les enfants apportent leur repas, soit ils commandent via la plateforme de la province.  C’est l’école Bluefield qui est notre fournisseur de repas cette année», insiste le directeur, qui partage les tâches de direction avec Julie Gagnon, directrice adjointe, de retour à temps plein à l’enseignement.  Sylvain Gagné n’a pas de tâches d’enseignement, mais il s’attend à prêter main forte selon les besoins. 

«Je me vois plus comme un facilitateur.  Je veux que les gens autour de moi soient heureux, qu’ils soient contents de venir à l’école et qu’on soit tous au mieux de notre forme pour faire le meilleur travail possible», assure-t-il.

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Dans le cadre des activités de la rentrée, les élèves ont épluché eux-mêmes les maïs destinés au repas du 19 septembre. (Photo : Julie Gagnon)

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