Éducation
25 Septembre 2025 Par Jacinthe Laforest
Rachelle Gallant est directrice de l’École Pierre-Chiasson depuis environ deux ans. Avec une classe de 18 élèves en maternelle,l’école est en croissance. (Photo : Jacinthe Laforest)

L’année scolaire 2025-2026 commence avec une population étudiante de 116 élèves à l’École Pierre-Chiasson (ÉPC), à DeBlois, et un stationnement agrandi, pour accueillir tous les membres du personnel.  Cependant, les deux classes ajoutées l’an dernier ne suffisent déjà plus. 

En septembre 2024, l’École Pierre-Chiasson a commencé son année avec deux nouvelles salles de classe, attendues depuis déjà plusieurs années.  «Ça a fait du bien pendant un an et cette année, on est à nouveau serré», dit la directrice de l’École Pierre-Chiasson, Rachelle Gallant. 

En cette rentrée 2025, neuf élèves sont en 12e année, de loin la plus grande classe de finissants jusqu’à présent, tandis que la classe de maternelle compte 18 élèves.  «C’est une année historique.  Nos classes se maintiennent au secondaire et les inscriptions augmentent aussi à la maternelle.  L’école est en croissance.»

Une bonne nouvelle en soi, cette croissance oblige le personnel à être créatif dans l’utilisation de l’espace.  «La bibliothèque est une salle de classe, presque à temps plein, et même le salon étudiant sert de salle de classe, environ une période par jour.  Je tente de protéger cet espace le plus possible, mais on est obligés de s’en servir», dit Rachelle Gallant. 

Native de la région Évangéline, Rachelle a complété son baccalauréat en enseignement à UPEI puis s’est jointe à l’équipe de l’ÉPC comme enseignante, avant de devenir mentore en littératie et en francisation et d’accéder à la direction scolaire. 

Elle accueille plusieurs nouvelles personnes au sein de son personnel.  En date du 17 septembre, deux employé(e)s étaient encore à l’extérieur du pays.  «C’est certain que ça sera un défi d’intégrer ces personnes.  Nous avons une très bonne collaboration de la Coopérative d’intégration francophone (CIF) et aussi de la Commission scolaire de langue française.  C’est une de nos enseignantes, Raquel Wells, qui a obtenu le poste de conseillère en pratique pédagogique créé par la Commission scolaire de langue française (CSLF), pour aider les nouvelles personnes à s’orienter.  Ça sera un bon appui», estime Rachelle Gallant. 

L’ÉPC cultive des partenariats avec plusieurs organismes. Le plus important est le Conseil Rév. S.-É.-Perrey.  «À chaque rentrée, ils viennent nous rappeler qu’ils sont là pour soutenir des projets, des initiatives, et dans le courant de l’année, nous collaborons sur diverses choses.  Nous sommes en discussion avec eux, entre autres pour établir une maison de jeunes, en partenariat avec Jeunesse Acadienne et Francophone de l’ÎPÉ (JAFLIPÉ).»

Cette année, l’ÉPC veut aussi intégrer le programme Transition, un programme offert en anglais par Holland College.  «C’est un peu comme l’éducation coopérative, mais les stages en milieu de travail sont plus courts, environ deux semaines.  «Dans un semestre, les élèves peuvent essayer plusieurs métiers.  Ça aide à l’orientation et le choix de carrière, pour les élèves de 11e et 12e année.»

Les journées sont bien remplies à l’École Pierre-Chiasson, mais il y a toujours de la place pour participer à des causes comme La Journée Terry Fox des écoles ou la Journée du chandail orange.  «Septembre est toujours une période de rattrapage et de remise à niveau.  Les élèves qui ne parlent pas français tous les jours pendant l’été perdent des acquis, mais à la fin du mois, en général, tout est rattrapé.» 

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La mission de l’École Pierre-Chiasson est affichée bien en vue dans le corridor principal de l’établissement. (Photo : Jacinthe Laforest)

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À l’École Pierre-Chiasson, la bibliothèque est utilisée comme salle de classe presque à temps plein.  (Photo : Jacinthe Laforest)

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