Avec 280 élèves en ce début d’année 2025-2026, l’École-sur-Mer (ÉSM) est la seconde plus grande école francophone de l’Île, après l’École François-Buote. Des enseignants aux chauffeurs d’autobus, tous participent, chacun à leur façon, au bon déroulement de l’année scolaire et surtout, au succès de tous les élèves. Pour s’assurer que tout ce beau monde soit sur la même page, un «Voir Grand» version adulte, a été organisé.
«L’École-sur-Mer est un monument historique. Quand on y travaille tous les jours, on ne se rend pas vraiment compte de ce qu’elle représente. C’est pour ça qu’au début de l’année, le 2 septembre, on a convié tout le personnel à un gros petit-déjeuner au Centre Belle-Alliance, pour placer l’école dans son contexte de survie du français», explique Karen LeBlanc, directrice de l’École-sur-Mer depuis sept ans.
Ce «Voir grand» a réuni la majorité des membres du personnel, peu importe leurs rôles, et des représentants des partenaires comme la Fédération des parents de l’ÎPÉ et La Belle-Alliance, pour que tout le monde soit au courant du double mandat de l’école, académique et construction identitaire et de l’importance de la culture.
«Je pense que ça a fonctionné. On a eu des témoignages touchants de membres du personnel pour que tout le monde comprenne qu’on change des vies pour de vrai. Les partenaires ont, eux aussi, parlé de leurs mandats respectifs. Ça a été utile pour les nouveaux venus, mais aussi pour les plus anciens de faire ces liens avec les générations. Je pense qu’on va reprendre cette formule l’an prochain», suggère Karen LeBlanc.
Un personnel changeant
Cette année à l’École-sur-Mer, environ la moitié du personnel enseignant est nouveau, soit à l’école, soit à l’Île. Cela pose un défi. «Quand on a un personnel stable, c’est plus facile d’intégrer deux ou trois nouvelles personnes et d’assurer un accompagnement et une bonne intégration. Mais presque la moitié du personnel en même temps, et la quantité de choses à apprendre… ça sera un défi. Par chance, la Commission scolaire de langue française a créé un nouveau poste de conseiller en pratique pédagogique, justement pour accompagner les nouveaux enseignants. Ça devrait aider», espère Karen LeBlanc.
Espaces suffisants sans plus
L’aile de l’ÉSM dédiée au secondaire est encore très «neuve» et elle répond aux besoins actuels des élèves. «Les besoins des élèves viennent en premier. Si nous avons besoin de donner de l’espace de bien-être ou de travail à nos élèves, nous le faisons. Ça nous oblige à déménager des fournitures, à changer les fonctions de certains locaux, et j’avoue que cette année, on commence déjà à sentir la pression. Ça ne sera pas long avant que ça devienne serré, car on a des grosses classes qui montent de niveaux chaque année. Par contre, notre cohorte de maternelle est la plus petite depuis longtemps, avec seulement 17 élèves», explique Karen LeBlanc.
Les élèves de l’École-sur-Mer ont de multiples façons de développer leurs talents, autant dans les matières académiques que dans les sports ou les arts. Les sports interscolaires sont toujours populaires ainsi que la production de théâtre musical annuelle, qui cette année, explorera l’histoire de Dorothy et du Magicien d’Oz.
Le programme de musique à l’élémentaire est bien établi. Cette année, on tente d’implanter un programme de musique au secondaire.

Bien que l’aile du secondaire soit encore récente, Karen LeBlanc dit avoir eu plus de difficultés à trouver des espaces pour tous les besoins, cette année. (Photo : Eric Bergeron)