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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 25 juin 2020

- Par Jacinthe Laforest

Les parents et autres membres des familles attendaient dans les autos, sauf lorsque venait le temps de s’avancer pour prendre des photos, ce qu’ils avaient le droit de faire.  Albert Arsenault, fier papa, en ce jour de la fête des pères, s’est empressé de se rendre plus près de l’estrade lorsque sa fille Maria a reçu son diplôme d’honneur.

 

L’École Évangéline a célébré le dimanche 21 juin, sa 59e remise annuelle de diplômes d’études secondaires.  La cérémonie en plein air, sur le terrain du Village musical acadien à Abram-Village, a été célébrée sous un soleil radieux. 

 

En raison des restrictions liées à la COVID-19, les parents ont assisté à la cérémonie depuis leurs autos respectives, stationnées par ordre de priorité sur le terrain.  Grâce à l’antenne temporaire, les discours et présentations étaient retransmis par les radios d’auto.  Alors que sur le terrain, le son laissait à désirer, dans les autos, c’était parfait. 

 

Chaque diplômé a été présenté sur l’estrade, chaque fois accueilli par un concert de coups de klaxon.  Le tout a été filmé et photographié depuis le sol, mais également, depuis les airs, grâce au drone que pilotait Nico Durant.  Toutes ces images devaient être regroupées pour faire un DVD souvenir qui sera donné aux parents et aux familles. 

 

Discours d’occasion

 

Kristen Arsenault a souhaité la bienvenue à tous.  Elle en a profité pour décrire le décor sur l’estrade, où étaient réunis des objets rappelant les passions et les intérêts des élèves, ainsi que quelques livres scolaires.  Les sports, les arts, la musique, le leadership et l’engagement communautaires étaient représentés dans ce très beau décor. 

 

Le discours d’adieu a été livré par Joel Gallant.  «Au mois de mars, j’espérais qu’il y aurait une grosse tempête qui nous donnerait une semaine de congé de plus après le congé de mars.  Je regrette maintenant d’avoir souhaité cela.  Au lieu de finir notre année à l’école en rêvant des vacances, on a fini notre année à la maison en souhaitant plutôt être à l’école».

 

Le jeune homme a donné quelques bons conseils à ses collègues de classe.  Le premier conseil est de ne pas juger les autres : ni sur les apparences ni sur leurs idées.  Un autre conseil qu’il a donné est de toujours rester dans la course et ne jamais abandonner, peu importe qu’on soit parmi les meilleurs ou au milieu des coureurs.  «On ne peut pas toujours arriver en premier, mais il faut toujours rester compétitif», a déclaré le jeune adepte de la course à pied. 

 

Le conférencier invité à la cérémonie était Desmond Arsenault, père d’un des finissants (Morgan Arsenault).  Dans sa présentation, il a rappelé aux jeunes de toujours être fiers d’eux et de leurs origines. 

 

 

De nombreux prix et bourses et carrières très différentes

 

Au total, les finissants ont reçu un montant combiné de 93 000 $ dollars en prix et en bourse d’études.  Maria Arsenault, diplômée avec honneur, a été la plus «gâtée», ses frais de scolarité à l’Université de Moncton en kinésiologie étant presque entièrement pris en charge.  Emily McIsaac, également diplômée avec honneur, a quant à elle reçu la médaille de bronze du gouverneur général du Canada.  En raison des circonstances exceptionnelles de cette année, la médaille n’a pas encore été frappée.  Elle sera présentée ultérieurement.  Elle étudiera à l’Université McGill à Montréal dans les «sciences de la vie». 

 

Joel Gallant va entreprendre des études en ingénérie à l’Université Saint-François Xavier, tandis que Kristen Arsenault a choisi la psychologie à l’Université Saint Thomas.  Céline Arsenault a elle aussi choisi la psychologie, mais elle sera à UPEI. 

 

Parmi les autres domaines choisis par les finissants, il y a pilote d’avion, plombier, monteur de lignes, la mécanique, la charpenterie, les sciences infirmières, la musique et le travail auprès de la jeunesse.

 

À la fin de la cérémonie, les finissants se sont placés le long du mur de l’aréna pour dire au revoir à leurs parents et amis au fur et à mesure qu’ils quittaient le terrain, sans quitter leur auto. 

 

Monette Cormier-MacDonald et Gerald MacDonald étaient fiers de la remise de diplôme à leur fille, Julie.

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