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Le 13 janvier 2021

- Jacinthe Laforest

 

2021 est l’Année internationale des fruits et des légumes, telle que décrétée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.  (Photo : J.L.)

 

Plus tôt en janvier, La Voix acadienne a publié un article sur le fait que 2021 a été décrétée Année internationale de la paix et de la confiance par les Nations Unies.  C’est aussi l’Année internationale des fruits et des légumes, telle que décrétée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

 

Pour nous, Nord-Américains, qui disposons d’un approvisionnement constant et fiable en fruits et légumes, une année consacrée à la promotion des fruits et des légumes semble redondante.  

 

Pour saisir les enjeux, il faut se propulser sur le plan international.  Dans les pays en développement, jusqu’à 50 % des fruits et légumes produits sont perdus pendant leur parcours le long de la chaîne d’approvisionnement, de l’étape de la récolte jusqu’à celle de la consommation. 

 

De plus, dans l’ensemble du système alimentaire, d’énormes quantités de fruits et légumes, pourtant tout à fait propres à la consommation, sont gaspillées en raison d’imperfections esthétiques ou physiques.

 

Quand on considère que pas moins de 50 litres d’eau peuvent être nécessaires pour produire une orange, les pertes de fruits et légumes représentent un gâchis de ressources qui se font de plus en plus rares, comme la terre et l’eau.

 

Dans cette optique, les promoteurs de l’AIFL veulent renforcer la capacité de tous les pays, en particulier des pays en développement, d’adopter des approches et des technologies novatrices dans la lutte contre les pertes et le gaspillage de fruits et légumes. 

 

L’AIFL vise aussi à favoriser l’intégration des petits exploitants, y compris les agriculteurs familiaux, dans les chaînes de production, de valeur et d’approvisionnement locaux, régionaux et mondiaux pour une production et une consommation durables de fruits et de légumes, en reconnaissant les contributions des fruits et légumes, y compris des variétés locales ou sélectionnées par les agriculteurs, à leur sécurité alimentaire, à leur nutrition, à leurs moyens d’existence et à leurs revenus.  

 

Cette Année des fruits et des légumes s’inscrit dans la Décennie des Nations Unies pour l’agriculture familiale (2019-2028), ce qui donne à la communauté internationale une occasion extraordinaire d’aborder le problème de l’agriculture familiale dans une perspective holistique, afin de réaliser des transformations substantielles des systèmes de production alimentaire actuels, 

 

Pour nourrir le monde aujourd’hui et à long terme, il est indispensable et urgent de modifier en profondeur nos systèmes de production alimentaire. 

 

Les agriculteurs familiaux, éleveurs, pêcheurs, forestiers, peuples autochtones et d’autres producteurs encore, sont au cœur de cette question.  Ils fournissent la plus grande partie des aliments à l’échelon mondial.  Ce sont eux qui investissent le plus dans l’agriculture.  En milieu rural, ils constituent l’épine dorsale de la structure économique.

 

La pandémie de COVID-19 a démontré à quel point il était important de disposer de chaînes de valeur courtes et inclusives, y compris pour les fruits et les légumes, afin d’offrir de meilleurs débouchés aux agriculteurs familiaux dans les zones urbaines et périurbaines.

 

Une Année internationale des fruits et des légumes et une Décennie pour l’agriculture familiale ne sont sans doute pas suffisants pour récolter des changements, mais planter des graines ne prend que quelques secondes. 

 

 

Image tirée du plan d’action de la Décennie des Nations Unies pour l’agriculture familiale, qu’on trouve au http://www.fao.org/3/ca4672en/ca4672en.pdf.  (Photo : FAO/Ami Vitale)

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