Société
02 décembre 2021 Par Jacinthe Laforest
Lors du lancement officiel du projet Impact – Aîné.e.s Évangéline à Wellington, on voit des représentants des trois partenaires de l’Île : de la gauche, Nick Arsenault, directeur général du Conseil scolaire-communautaire Évangéline, Claude Blaquière, président de l’Association des Francophones de l’âge d’or de l’Î.-P.-É, et Bonnie Gallant, directrice générale de RDÉE ÎPÉ. Le concept du logo a été réalisé par Jenny Richard.

Impact – Aîné.e.s Évangéline a été lancé officiellement le lundi 29 novembre.  Le projet à volets multiples est cependant en cours depuis le 1er juillet 2021, avec un financement totalisant 180 000 $ sur trois ans.  Le service de repas roulant dans la région Évangéline est l’un de ces volets. 

Claude Blaquière, président des Francophones de l’âge d’or, l’association des aînés de l’Île, se réjouit de procéder au lancement, et surtout, que tout le monde connaisse l’existence du projet Impact – Aîné.e.s Évangéline, en vigueur depuis juillet dernier. 

«On a 180 000 $, soit 90 000 pour chacun de nos deux volets et cet argent va durer trois ans, à partir de juin dernier.  Le but est d’identifier des problématiques et de mettre en place des solutions durables.  L’idée est qu’après les trois années, les initiatives se poursuivent et continuent de répondre aux besoins», dit Claude Blaquière. 

Le financement provient du gouvernement fédéral et est distribué en région Atlantique par la CBDC Restigouche.  «C’est la même enveloppe qui nous a permis de faire des projets pour briser l’isolement au cours de l’hiver dernier.  Maintenant, on vise des résultats plus durables».

Deux volets pour améliorer la vie des aînés et de tous

La FAOÎPÉ n’ayant pas d’employé pour agir sur le terrain, elle s’est affiliée à deux organismes de terrain : le Conseil scolaire-communautaire Évangéline et RDÉE ÎPÉ. 

Le CSCÉ a pris sous son aile le volet de services en français à domicile.  Cela inclut le service des repas roulants, déjà en cours, ainsi qu’une initiative pour améliorer le transport.  «Dans la région, nous avons beaucoup d’aînés qui n’ont pas d’autos ou qui ne se sentent pas à l’aise de conduire.  On aimerait créer un service de transport.  Le CSCÉ a commencé ses démarches.»

Le second volet vise l’employabilité ainsi que le logement et il a été confié à RDÉE ÎPÉ.  «Vous savez, nous avons des personnes âgées qui ont des compétences, qui veulent se sentir utiles et aussi, qui aiment gagner un peu d’argent.  D’un autre côté, on a des besoins chez nos employeurs, dans nos associations.  Ce projet a déjà débuté. Il inclut également des possibilités de formation pour des aînés et aussi par des aînés.  Tout cela est en développement».

Pour Claude Blaquière, une des initiatives les plus importantes faisant partie d’Impact – Aîné.e.s Évangéline est celle qui concerne le logement.  «Il y a une pénurie de logements dans la région Évangéline.  Nous avons des aînés qui vivent dans une maison qui n’est plus adaptée à leurs besoins changeants, et qui ne peuvent aller nulle part parce qu’il n’y a pas de place.  On étudie comment on pourrait permettre à ces personnes de rester dans leur maison, ou encore, comment augmenter le nombre de logements, incluant des logements abordables.  Il y a des choses qui se passent, des discussions qui pourraient aboutir.  La Coopérative d’intégration francophone de l’Î.-P.-É. est un partenaire dans cette initiative, qui pourrait aider à l’établissement de nouveaux arrivants».

Partout en Atlantique pour Impact – Aîné.e.s

Un comité consultatif atlantique supervise le programme Impact – Aîné.e.s dans les quatre provinces.  En plus, chaque province devait aussi mettre sur pied une table de concertation.  À l’Île, cette table regroupe des intervenants gouvernementaux, municipaux et provinciaux, des représentants de diverses agences communautaires de la région Évangéline et de niveau provincial comme le Réseau de Santé en français de l’Î.-P.-É. (RSFÎPÉ), la Société acadienne et francophone de l’Î.-P.-É. (SAF’Île), le Collège de l’Île et le regroupement consultatif communautaire Évangéline. 

«Notre contribution au projet, à nous, les francophones de l’âge d’or, c’est que nous coordonnons cette table de concertation et que nous nous assurons que les projets avancent», dit Claude Blaquière. 

Ce nouveau programme fort novateur et rassembleur permettra de briser l’isolement social que les Aînées et Aînés acadiens et francophones de la région Évangéline ont vécu depuis le début de la pandémie de la COVID-19 et bien avant en adressant directement les volets de l’employabilité, le logement et les services à domicile. 

 

Abonnez-vous à La Voix acadienne pour recevoir votre copie électronique ou la version papier

Société