Société
05 novembre 2020

Le 5 novembre 2020

Vieillir n’est pas un crime.  Pourtant, bien trop souvent au Canada, nos aînés ont l’impression d’être un fardeau, une gêne et un problème.  Il faut que cela cesse.  Cette année, la Semaine nationale de la sécurité des aînés se déroule du 6 au 12 novembre et, en collaboration avec Juniper Park\TBWA, le Conseil canadien de la sécurité veut exposer la gravité et la complexité de la maltraitance que subissent les personnes âgées.


«Nous voulions vraiment ouvrir les yeux des gens et les confronter à la gravité du problème.  C’est pourquoi nous avons choisi cette voie», explique Gareth Jones, président et directeur général du Conseil canadien de la sécurité.  «Nous comprenons que ces images puissent représenter des facteurs déclencheurs pour certains et être choquantes pour d’autres, mais c’est là le problème.  C’est la vie que vivent réellement de nombreuses personnes âgées dans tout le pays et nous devons trouver des solutions».


Selon les statistiques les plus récentes publiées par Statistique Canada, il y a eu 12 202 victimes d’actes de violence signalés à la police en 2018.  Un tiers de ces personnes âgées ont été maltraitées par un membre de leur famille.  En outre, usage de la force physique a été fait à l’encontre de 63 % de ces victimes de violence familiale.
La maltraitance des aînés peut prendre de nombreuses formes, mais elle relève généralement de l’une des catégories suivantes :

  • Physique – utilisation délibérée de la force entraînant des douleurs ou des blessures,
  • émotives, humiliation, intimidation ou blâme, par exemple, causant une douleur ou une détresse psychologique,
  • sexuelle, contact sans consentement,
  • Négligence, abdication des obligations en matière de soins, qu’elle soit intentionnelle ou non, et
  • financière – utilisation ou contrôle non autorisés des finances d’un aîné.

Signes de mauvais traitements


Soyez attentifs à tout signe de mauvais traitement.  Il peut s’agir, entre autres, de dépression, d’isolement, de blessures ou d’ecchymoses inexpliquées, d’effets personnels cassés ou endommagés, d’une perte de poids inhabituelle, d’une apparence négligée, d’une absence de vêtements adaptés à la saison ou de changements soudains dans les habitudes de dépense.


Si vous êtes inquiet et que vous pensez avoir repéré l’un de ces signes chez un aîné, appelez-le et rendez-lui visite aussi souvent que possible.  Votre présence peut vous aider à gagner la confiance de la personne âgée qui serait maltraitée et à voir ses conditions de vie de vos propres yeux.


Si l’aîné ne veut pas de votre aide, acceptez ses limites, mais continuez à prendre de ses nouvelles.  Il peut être utile qu’il sache qu’il ne traverse pas la situation seul et qu’il a des alliés et des personnes qui se soucient de son bien-être.


Signalez tout abus constaté ou confié à l’une de ces ressources ou, en cas d’urgence, à la police.  Ne confrontez pas directement l’agresseur, car cela pourrait avoir pour effet secondaire involontaire de mettre la personne âgée maltraitée davantage en danger.
Vieillir n’est pas un crime.  Nous sommes tenus de prendre soin de nos aînés.

 

- Source : Conseil canadien de la sécurité

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