Communauté
18 Juin 2026 Par Eric Bergeron / IJL – La Voix acadienne – Atlantique
Zack Bell accueille les participants venus échanger avec lui lors de la première étape de sa tournée communautaire tenue au bureau du Secrétariat aux affaires acadiennes et francophones à Wellington. (Photo : Eric Bergeron)

À peine deux semaines après avoir annoncé dans les pages de La Voix acadienne son intention d’aller à la rencontre des communautés acadiennes et francophones de l’Île-du-Prince-Édouard, le ministre responsable des Affaires acadiennes et francophones, Zack Bell, a donné le coup d’envoi à cette démarche le 11 juin à Wellington.

Plus d’une trentaine de personnes ont répondu à l’invitation lancée par le gouvernement provincial, remplissant le hall d’entrée du bureau du Secrétariat aux affaires acadiennes et francophones (SAAF) pour une rencontre qui se voulait avant tout un exercice d’écoute.

Visiblement surpris par l’affluence, Zack Bell a rapidement donné le ton à la rencontre en invitant les participants à échanger directement avec lui.

« Mon espoir aujourd’hui, c’est de parler avec chacun d’entre vous », a-t-il déclaré. Reconnaissant qu’il poursuit toujours son apprentissage du français, le ministre a également abordé le sujet avec humour.

« J’aime parler français, mais parfois quelqu’un me répond en français et je réalise que je n’ai pas tout compris », a-t-il lancé sous les rires de la salle.

Le ministre a d’ailleurs invité les participants à l’aider à bien comprendre les enjeux soulevés en reformulant certains points en anglais au besoin.

« C’est important pour moi de bien comprendre ce que vous avez à dire », a-t-il expliqué.

Le ministre était accompagné de sa sous-ministre, Mary Hunter, ainsi que de Nicolas Faubert, directeur du Secrétariat aux affaires acadiennes et francophones.

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Mary Hunter, sous-ministre de la Main-d’œuvre et des Études supérieures, accompagnait le ministre Zack Bell lors de cette première rencontre communautaire à Wellington.

Une occasion d’échange 

Parmi les personnes présentes figuraient des représentants d’organismes communautaires, du secteur de l’éducation, de la petite enfance ainsi que plusieurs citoyens venus profiter de l’occasion pour faire valoir leurs préoccupations directement auprès du ministre.

Pour Karine Gallant, directrice générale du Conseil scolaire-communautaire Évangéline (CSCÉ), la tenue d’une telle rencontre constituait déjà un pas dans la bonne direction.

« Le simple fait qu’il y ait une porte ouverte à des échanges directs entre le ministre et la communauté est déjà important », a-t-elle affirmé avant le début de la rencontre. « C’est important d’y être lorsque l’occasion se présente. »

Selon elle, les sujets de discussion ne manquent pas, tant à l’échelle régionale que provinciale.

« Il y a plusieurs enjeux à discuter dans la région Évangéline, mais aussi avec nos partenaires partout dans la province. Certains dossiers sont portés collectivement depuis longtemps », a  ajouté Karine Gallant.

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Karine Gallant, directrice générale du Conseil scolaire-communautaire Évangéline, a salué l’occasion d’échanger directement avec le ministre responsable des Affaires acadiennes et francophones, Zack Bell.

De son côté, Adina Nault, directrice adjointe de l’Association des centres de la petite enfance francophones de l’Île-du-Prince-Édouard (ACPEFÎPÉ), souhaitait mettre en lumière certaines réalités propres à son secteur.

« Notre mission comporte une dimension particulière liée à la francisation des enfants, une réalité qui demeure parfois mal comprise », explique-t-elle.

Elle désirait également relancer un dossier que son organisme défend depuis plusieurs années, soit l’accès à une documentation réglementaire complète en français.

« Les lois et les règlements que nous devons appliquer ne sont pas disponibles en français », a ajouté Adina Nault, rappelant que le milieu réclame leur traduction depuis plusieurs années.

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Adina Nault, directrice adjointe de l’Association des centres de la petite enfance francophones de l’Île-du-Prince-Édouard, profite de la rencontre pour faire valoir les enjeux de son secteur auprès du ministre.

Réduire l’écart

Pour Nicolas Faubert, directeur du Secrétariat aux affaires acadiennes et francophones, dont le travail consiste à conseiller le gouvernement sur les besoins et les priorités de la communauté acadienne et francophone, la tournée ne vise pas seulement à recueillir les préoccupations des citoyens, mais aussi à rapprocher davantage les francophones des services gouvernementaux qui leur sont destinés.

« C’est une très petite étape, mais elle a pour but de réduire l’écart qu’on voit parfois entre la communauté qui veut des services en français et les gens au sein du gouvernement qui veulent offrir ces services. »

Selon lui, l’idée de la tournée est venue directement du ministre peu après son entrée en fonction.

« Dès son arrivée en poste, sa première intention était très claire : aller à la rencontre de la communauté », explique-t-il. « Son objectif était d’organiser des échanges ouverts à tous, pas seulement aux organismes, afin d’entendre directement les priorités et les préoccupations des gens. »

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Nicolas Faubert, directeur des Affaires acadiennes et francophones du gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard, voit dans cette tournée une occasion de réduire l’écart entre les francophones qui souhaitent obtenir des services en français et les employés gouvernementaux qui les offrent.

Le choix de tenir l’activité dans un édifice gouvernemental n’était d’ailleurs pas anodin.

« Nous voulions accueillir les gens chez nous et leur montrer qu’il s’agit d’un endroit accessible et ouvert aux francophones », souligne M. Faubert. « C’est aussi une façon de rapprocher la communauté des services bilingues qui existent déjà au sein du gouvernement. »

La rencontre de Wellington constituait le premier arrêt d’une tournée qui mènera également Zack Bell à Charlottetown le 14 juillet et à Souris le 17 septembre.

Une fois les consultations terminées, le travail se poursuivra à l’interne. Selon Nicolas Faubert, les préoccupations soulevées par les participants serviront à orienter les discussions entre le ministre et la fonction publique.

« Ça aide le ministre à bien positionner les priorités et à comprendre les enjeux principaux », explique-t-il. « Ensuite, il revient vers nous pour que nous lui offrions des conseils et des recommandations. » 

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Rachelle Smith, directrice générale de Cap enfants, était au nombre des participants venus faire valoir les réalités du secteur de la petite enfance auprès du ministre Zack Bell.

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Le ministre Zack Bell s’entretient avec Kathleen Couture, directrice générale de l’ACPEF Î.-P.-É., et Mary Hunter, sous-ministre de la Main-d’œuvre et des Études supérieures, lors de la rencontre communautaire tenue à Wellington.

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