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10 Juin 2025

Après avoir grandi à Summerside et fait toute sa scolarité à l’École-sur-Mer, Emma MacLeod, 21 ans, n’avait pas de doute sur la suite de sa vie : elle voulait travailler dans le secteur de la santé. Si elle savait déjà qu’elle ne voulait pas devenir infirmière, il lui restait à trouver sa spécialité. C’est une expérience personnelle qui l’a aidée à se décider.

« Il y a quelques années, j’ai fait du gardiennage pour deux enfants, et la maman était technicienne en rayons X. Elle m’a parlé de sa carrière, de ses journées et ça m’a intéressée », raconte-t-elle. Elle s’est alors tournée vers des études en radiologie à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, à Charlottetown.

Emma a terminé son cursus de quatre ans en avril. Et elle ne regrette pas son choix, même si elle reconnaît qu’elle a dû suivre des cours difficiles, lors desquels elle devait mémoriser beaucoup de choses. « Ce que j’aime [dans ce métier] c’est que chaque jour est différent. On fait des examens différents, aux bras, aux jambes, à la tête… »

Emma travaille maintenant à l’Hôpital du comté de Prince à Summerside et à l’hôpital à Souris. Mais elle souhaite aussi continuer à prendre des cours en ligne avec l’Association canadienne des technologues en radiation médicale pour obtenir des certifications.

Emma a fait toutes ses études universitaires en anglais, mais n’a pas pour autant laissé de côté la pratique de la langue française, héritée de sa mère et de ses grands-parents, qui viennent de la région Évangéline. Son bilinguisme lui a déjà été utile dans sa vie professionnelle, comme en témoigne une expérience qu’elle a vécue il y a quelques semaines : « Il y a une patiente qui est venue à l’hôpital et qui ne parlait que français. J’ai pu l’aider et je pense qu’elle était vraiment contente de savoir qu’il y avait quelqu’un qui pouvait la comprendre et qu’elle pouvait savoir ce qu’il se passait. »

«Je pense que c’est vraiment important [de parler français] pour ma carrière et pour les patients, j’aime pouvoir les aider, c’est amusant. C’est important aussi que les gens se sentent confortables», renchérit-elle.

Emma se voit rester encore longtemps sur l’Île-du-Prince-Édouard. « Je connais beaucoup de personnes qui travaillent dans notre département et ils sont vraiment gentils », se réjouit-elle. Elle s’investit aussi beaucoup pour sa communauté, à Charlottetown, où elle travaille à temps partiel dans un magasin de vêtements. Elle propose aussi son aide à la salle où elle pratique le yoga en faisant le ménage quelques heures par mois.

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