Mis sur pied en novembre 2021, s’est mis à l’œuvre pour favoriser le recrutement et surtout, la rétention du personnel dans les organismes. La question des avantages sociaux est vite devenue une priorité et depuis quelques semaines, une nouvelle politique de REER, plus avantageuse, est en vigueur.
Michelle Arsenault est à la fois directrice de ServiceFinances et de ServiceRH, deux fournisseurs de services sur le principe de partage des coûts qui sont en voie de révolutionner le travail dans le secteur communautaire francophone à l’Île.
«Vraiment, quand on a envisagé de créer un service en ressources humaines, je voulais qu’on accomplisse rapidement quelque chose de concret pour nos partenaires. Nous avons consulté, établis des besoins, des priorités, et la nécessité d’améliorer les avantages sociaux des employés a été identifiée comme un bon départ», dit Michelle Arsenault.
Qui dit avantage social pense tout de suite à REER. Michelle Arsenault était au courant que la plupart des organismes avaient une politique de REER qui n’était malheureusement pas beaucoup utilisée. «Je peux dire que selon cette vieille politique, les employés devaient mettre 3 % de leur salaire brut et l’employeur mettait d’abord 0,5 %, puis 1 % et jamais plus que 2 %, alors que l’employé devait maintenir son minimum de 3 %, pour y avoir droit. La nouvelle politique que nous avons recommandée, et qui a été adoptée par la SAF’île, est bien plus avantageuse. C’est plus ou moins un match, jusqu’à un maximum fixé», explique Michelle Arsenault, qui sent vraiment que ServiceRH a ainsi été capable de contribuer avec quelque chose de concret aux employés du secteur communautaire.
Phase de mise en œuvre
Sur les critères déterminés par le comité ad hoc, Michelle Arsenault s’est mise à la recherche d’un fournisseur financier pour les investissements. Le service en français était primordial. «En parlant avec plusieurs organismes, on a choisi une compagnie de courtage en Nouvelle-Écosse, qui nous a été recommandée. Il s’agit de Robert Yves Mazerolle et Marc Pinet de Gestion de patrimoine Assante Hydrostone de Halifax. On leur a parlé de notre situation, du type de produits recherchés et ils nous ont recommandé de faire affaire avec Sun Life Financial.»
Maintenant que le compte avec Sun Life est ouvert, ServiceRH s’emploie à faire connaître les avantages et surtout, la facilité avec laquelle les organismes partenaires et leurs employés peuvent contribuer au REER. «Avec l’ancienne façon, c’était compliqué. Chaque organisme devait trouver son propre fournisseur, calculer les perceptions sur les salaires de leurs employés, etc. À présent, c’est ServiceFinance qui gère tout cela, qui perçoit les contributions selon les employés et les employeurs. C’est beaucoup plus facile, et ça peut faire une différence entre conserver un bon employé ou le perdre», dit Michelle Arsenault.
Elle précise toutefois que même si la politique recommandée a été adoptée par la SAF’Île, chaque organisme partenaire de ServiceRH a le choix d’adhérer ou non à la politique. «On aimerait éventuellement avoir de 20 à 30 personnes dans notre système, mais on y va un organisme et un employé à la fois. Je reçois régulièrement des formulaires, et j’encourage les directions d’organismes à m’inviter pour leur présenter les avantages et répondre à leurs questions», rappelle Michelle Arsenault.
Les REER ne sont en général pas populaires chez les employés en début de carrière et en général, on n’est pas très connaissant en ce qui a trait à nos finances personnelles. Plus tôt ce printemps, ServiceRH, en collaboration avec les courtiers d’Assante Hydrostone, a organisé une session d’information pour les employés des organismes partenaires de ServiceRH. «Personnellement, j’ai trouvé cela intéressant. On a tous besoin d’améliorer notre littératie financière. Et nos courtiers sont là pour nous aider. Ils peuvent faire des sessions individuelles avec les employés pour déterminer leurs besoins présents et futurs, etc. Nous voulons faire connaître cela», dit Michelle Arsenault.