En octobre dernier, la Commission scolaire de langue française a annoncé sa décision de ne pas se réserver d’espace dans le projet de réaménagement de l’École Évangéline et du centre communautaire qui y sera attaché. En ce début d’année 2022, alors qu’on attend toujours une annonce du gouvernement fédéral concernant le financement pour le volet communautaire, on apprend que le gouvernement provincial serait ouvert à l’ajout d’une section pour loger la CSLF.
Directeur général de la Commission scolaire de langue française depuis 6 mois environ, Gilles Arsenault n’a pas été surpris par la réaction de la communauté face à la décision de la CSLF de ne pas se réserver d’espace dans le futur centre scolaire et communautaire.
«Bien sûr que non. Ça ne nous a pas surpris. La Commission scolaire a toujours eu ses bureaux ici dans la région. C’est un symbole et c’est aussi une tradition», dit Gilles Arsenault.
Lorsque la CSLF a pris la décision, c’était pour donner plus de place aux élèves, pour «relâcher des points de pression» dans les plans. À ce moment-là, les plans situaient les bureaux de la CSLF au second étage, tout à côté d’une partie du secondaire. Selon les ébauches que La Voix acadienne a pu voir, la CSLF ne disposait pas d’une entrée distincte et les employés devaient traverser les corridors du secondaire pour atteindre leurs bureaux. Le plus grave était que pour faire de la place à la CSLF, on en enlevait aux élèves. «Pour moi, ce sont les élèves qui sont la priorité. La décision était facile à prendre», dit Gilles Arsenault.
Même si la CSLF n’avait aucunement signifié son intention de sortir de la région Évangéline, les gens ont tout de suite conclu que c’était la seule option possible, étant donné l’absence d’espace pouvant accueillir jusqu’à 20 ou 25 employés dans la région Évangéline.
Or, la CSLF serait en pourparlers avec le gouvernement provincial, pour l’ajout d’une extension qui serait à l’intérieur du projet de construction, mais à l’extérieur des pieds carrés déjà alloués. La province, dit Gilles Arsenault, valorise les régions rurales et il se pourrait fort bien que la Commission scolaire de langue française puisse rester dans la région, à l’intérieur de l’éventuel centre scolaire et communautaire et cela, sans enlever de place aux élèves.