Communauté
08 octobre 2021 Par Jacinthe Laforest
Kathleen Couture, directrice générale de l’Association des centres de la petite enfance francophones de l’Î.-P.-É.  (Photo : Archives)

À la suite d’un changement à ses statuts et règlements, l’Association des centres de la petite enfance francophones de l’Île-du-Prince-Édouard (ACPEFÎPÉ) termine maintenant son année financière le 31 mars.  L’exercice financier 2020-2021 étant l’exercice de transition, il a duré seulement sept mois, du 1er septembre 2020 au 31 mars 2021.

Cependant, beaucoup a été fait pendant cette année de transition et les mois qui ont suivi. 

Même si l’assemblée générale annuelle, devait avoir lieu dans les 120 jours suivant la fin de l’année financière (selon le nouveau calendrier au 31 mars), ce n’est que 177 jours (presque six mois) après la fin de l’exercice que les membres ont pris connaissance des rapports annuels alors que l’année en cours est déjà à moitié passée. 

Cela explique que plusieurs projets figurant dans le rapport annuel ont été terminés ou entrepris durant l’année financière 2021-2022.  Les Clubs Jeunesse, par exemple, sont opérationnels depuis septembre 2021.  Durant la dernière année, l’ACPEFÎPÉ a élaboré et adopté un cadre pédagogique pour les services de garde d’après classe et organisé une journée de formation qui a eu lieu le 12 juin 2021. 

«Nous sommes très contents de nos Clubs Jeunesse.  Les demandes d’inscription sont en hausse parce que les jeunes ont le sentiment que c’est pour eux et que ce n’est pas une garderie», dit Kathleen Couture. 

Une autre «nouveauté» en ce mois de septembre 2021 est l’introduction par le gouvernement provincial d’un programme de prématernelle gratuit pour les parents, à raison de 15 heures par semaine.  L’association a reçu pour ses centres du financement pour agrandir ou créer des locaux afin d’accommoder le plus grand nombre possible d’enfants qui seront inscrits au programme de 4 ans (en fonction, bien sûr, des éducatrices disponibles).  Pour L’Île enchatée à Charlottetown, le financement accordé est de 30 000 $.  Les travaux d’agrandissement tardent à commencer, car les entrepreneurs en construction sont trop occupés.  Ce nouvel espace devrait permettre d’accueillir 10 enfants de plus.  Pour Le Château des étoiles à Rollo Bay, et pour les Petits rayons de soleil à Rustico, une somme de 15 000 $ a été réservée. 

Le projet de créer des garderies à domicile se poursuit.  Céline Beuvens, la superviseure du service, continue de travailler sur le projet.  Les échanges continuent avec la province et d’autres organismes tels que le RDÉE, pour obtenir des subventions complémentaires pour poursuivre la mise en place de la ou des garderies à domicile.

Suppléance Plus

La consultante, Jacinthe Lemire, embauchée pour le projet, a mis en place 10 modules de formation en ligne.  Les personnes intéressées les suivront et acquerront un certificat en Suppléance plus.  Ce certificat leur permet d’avoir un salaire supérieur au salaire minimum lorsqu’elles font de la suppléance dans les centres de la petite enfance (CPE) membres de l’Association.

Depuis le début de l’année financière, le 1er avril 2021, un programme de REER est offert aux employés de l’ACPEFÎPÉ.  Curieusement, ce ne sont pas tous les employés (plus de 40) qui se sont inscrits, mais environ une douzaine.  «À ma connaissance, on est le seul organisme en petite enfance, du moins dans les Maritimes, qui offre cela», dit Kathleen Couture. 

La directrice générale continue les discussions avec les dirigeants du CPE L’Arc-en-ciel à DeBlois, le seul CPE qui n’a pas encore pleinement transféré ses permis d’exploitation à l’association. 

Par ailleurs, après avoir fait les manchettes pendant plusieurs mois, la pénurie d’éducatrices et d’éducateurs semble avoir été résorbée.  Entre septembre 2020 et mars 2021, 10 personnes sont entrées en poste et 6 contrats ont été signés pour des entrées en poste après le 31 mars 2021.  C’est entre autres grâce au recrutement international, mais aussi au partenariat du Collège de l’Île et de Compétences ÎPÉ en vigueur depuis trois ans. 

Au chapitre des finances, l’association a terminé ce court exercice financier de sept mois avec un surplus de 138 700 $.  Les revenus d’exploitation totalisaient 1 544 000 dollars tandis que les dépenses d’exploitation totalisaient à peine moins, 1 543 000 dollars.  Cependant, les subventions liées à la COVID-19 ont fourni un coussin qui a doté l’organisme d’une confortable marge de manœuvre. 

Mentionnons que tous les CPE dirigés par l’ACPEFÎPÉ présentent des surplus pour l’exercice sauf celui de Pomme et Rinette à Abram-Village, qui a conclu son année avec un léger déficit d’environ 4 000 $. 

Mentionnons que l’assemblée générale annuelle 2020-2021 a eu lieu le 27 septembre sur la plateforme ZOOM. 

 

Abonnez-vous à La Voix acadienne pour recevoir votre copie électronique ou la version papier

Communauté