Communauté
08 septembre 2021 Par Jacinthe Laforest
L’équipe Fisk en charge de la préparation des repas chauds : Andrew, sa femme Michelle et leur fille Alexandra.

Le Conseil scolaire-communautaire Évangéline a commencé à tester l’intérêt pour un service de livraison de repas chauds tôt cet hiver.  Les manifestations d’intérêt n’ont pas tardé, justifiant qu’on mette des efforts dans cette initiative.  Les premiers repas ont été livrés en juillet, et à la fin du mois d’août, 31 personnes de la région Évangéline étaient abonnées pour au moins un des deux repas chauds, sinon les deux, pour la modique somme de 5 $ par repas. 

Le mardi 31 août, la petite équipe du chef responsable, Andrew Fisk, était installée exceptionnellement à la salle paroissiale de Mont-Carmel.  Au menu, des sandwiches chauds au poulet, servis non pas avec des frites, mais plutôt avec des patates en purée et des petits pois, et une généreuse portion de sauce brune dans un petit contenant : autrement, le pain serait trop détrempé. 

Vers 11 h 20, les premières livreuses bénévoles de la journée arrivent, Diane Richard de Mont-Carmel, Marcia Arsenault de Wellington, Paulette Arsenault d’Abram-Village et Tracy Arsenault de Cap-Egmont.  Elles jasent un peu en attendant que les assiettes soient prêtes.  L’assemblage se fait rapidement.  Le pain, le poulet, les petits pois, les patates dans un contenant en carton compostable, la sauce dans un petit contenant ciré, et le dessert, dans un autre petit contenant. 

Chaque livreuse connaît ses clients et a une liste pour s’en souvenir :

«Aujourd’hui, j’en ai neuf», dit Diane Richard, qui consulte sa liste.  Sa destination du jour? Les appartements sur la route Mont-Carmel, près de Wellington.  «D’habitude, je commence à un bout et je finis à l’autre bout.  Et je change de sens la fois d’après».

La raison de ce changement «de sens» est simple.  Les repas qui sont livrés sont chauds.  Ils sont conservés dans de gros sacs isolants, mais ils ne peuvent pas y rester des heures.  «On ne peut pas vraiment s’arrêter pour jaser avec les gens, quand on a des repas chauds dans notre sac, mais quand ça arrive au dernier, là, on peut rester un peu.  Si j’allais toujours dans le même sens, je jaserais toujours avec la même personne.  Ça ne serait pas juste», dit Diane Richard. 

Paulette Arsenault et Marcia Arsenault se sont inscrites comme bénévoles pour donner un coup de main.  «Quand on arrive, les gens nous attendent dehors la plupart du temps, ils apprécient beaucoup ça.  Et comme ils ne savent pas ce qu’il y aura au menu, c’est toujours une surprise», disent les deux dames très contentes de donner un coup de main à leur communauté et en particulier aux personnes âgées. 

L’une des clientes de Paulette Arsenault, ce mardi 31 août, était Rita Arsenault d’Abram-Village, qui vit avec son fils Marcel.  Veuve depuis peu, Rita s’est abonnée au service de repas deux jours par semaine pour elle, ainsi que pour son fils, pour ne pas avoir à faire la cuisine.  «J’apprécie cela.  C’est toujours bon.  Et ces midis-là, je n’ai pas besoin de cuisiner», dit Rita Arsenault.

À Abram-Village, Tracy Arsenault s’en va rendre visite à Céline et Edward (Crime) Gallant, pour leur apporter leur repas.  Cette journée-là, elle est accompagnée dans sa livraison de ses deux petites-filles, les jumelles Leah et Maya Arsenault. 

Les personnes âgées inscrites au service de livraison, ne sont pas nécessairement malades, ni incapables de se faire à manger.  Elles peuvent tout simplement avoir envie d’un repas qu’elles n’ont pas besoin de préparer.  C’est le cas de Rita Bernard de Wellington.  «Je suis abonnée pour un repas par semaine.  Ça fait changement.  C’est toujours bon.  J’aime ça.  Et je confirme que souvent, je vais dehors pour recevoir la livraison», dit-elle.

Changements à venir

Dans les semaines à venir, les habitudes automnales vont s’installer.  Il pourrait y avoir des changements dans les horaires de préparation et de livraison.  Des jours pourraient être ajoutés.  Il est toujours temps de s’inscrire pour recevoir les repas.  Toutes les allergies, intolérances, régimes sans sel ou sans gluten sont notés et respectés, ainsi que les diètes spéciales pour les diabétiques.

D’ici quelques semaines, La Voix acadienne fera un retour sur cette belle initiative.   

Lors de l’assemblage des repas, les livreuses bénévoles donnent un coup de main.  De gauche à droite, Diane Richard, Marcia Arsenault, Andrew Fisk, Paulette Arsenault et Michelle Daoust. 

Rita Arsenault d’Abram-Village est abonnée aux repas roulants depuis le début.  Elle apprécie le service.

Tracy Arsenault et ses deux petites filles, les jumelles Leah et Maya Arsenault ont livré le bon sandwich chaud au poulet à Célina et Edward (Crime) Gallant d’Abram-Village, abonnés au service depuis le tout début.(Photos : Gracieuseté)

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