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27 août 2021 Par Jacinthe Laforest
Lors de l’annonce du financement pour les réparations sur six ports de pêche de la circons- cription d’Egmont par le député (maintenant candidat) d’Egmont, Bobby Morrissey (au centre), on voit également Sonny Gallant (à gauche) député provincial de la circonscription où le quai d’Abram-Village se situe, et René Arsenault, le responsable de l'autorité portuaire du quai d'Abram-Village.

En deux ans, le quai des pêcheurs à Abram-Village s’est détérioré au point de passer en peu de temps en haut de la liste des priorités de réparations des petits ports de pêche du gouvernement fédéral.   En général, la détérioration se fait de manière graduelle, ce qui permet de planifier.  Ça n’a pas été le cas à Abram-Village.  

En annonçant un financement de quelque 11,2 millions de dollars pour réparer six ports de pêche dans sa circonscription d’Egmont, le député Bobby Morrissey a confirmé que le quai d’Abram-Village s’est hissé à toute vitesse en haut de la liste de priorités.  

«On n’avait pas prévu ça.  Mais quand j’ai vu l’état de la section qui agit comme brise-lames, j’ai tout de suite vu qu’il fallait faire quelque chose», a indiqué le député fédéral Bobby Morrissey le 12 août à Miminegash, un village dont le port a fait l’objet de travaux à même l’enveloppe annoncée. 

Les pêcheurs eux ne sont pas aussi surpris de l’état de leur quai.  «En 1967, un bateau amarré à cette section avait pris feu et le feu s’était répandu par en dessous.  Ça n’avait jamais été réparé», raconte Paul Gallant, un des pêcheurs à Abram-Village. 

Au quai d’Abram-Village, chaque pêcheur a son «stationnement».  Le stationnement du bateau de Terry Arsenault était justement situé dans le coin intérieur du brise-lames, le même stationnement que son père Fidèle, a utilisé toute sa vie.  Jusqu’en 2019 et peut-être même également en 2020, Terry Arsenault a conservé le même stationnement, mais cette saison, en 2021, il n’en était pas question.  «J’ai été obligé de changer de place.  C’était trop dangereux», a-t-il dit.  

Les études environnementales sont les grandes inconnues

Plusieurs étapes restent à franchir avant que les travaux ne puissent commencer.  La phase du désign du concept devrait commencer prochainement.  «Ça se fera en consultation avec les pêcheurs», précise Bobby Morrissey.  

Les pêcheurs ne savent pas vraiment à quoi s’attendre. 

«Le bout du quai agit comme un brise-lames et protège nos bateaux des grosses vagues.  Ils ne peuvent pas juste l’enlever.  Ils devront au moins mettre des pierres.  On ne sait vraiment pas ce qu’ils vont recommander pour répondre à nos besoins et surtout, on ne sait vraiment pas quand les travaux pourront commencer», disent René Arsenault, le responsable de l’autorité portuaire du quai des pêcheurs, et ses collègues pêcheurs.  

La grande inconnue à prendre en considération est la phase des études environnementales.  Les projets doivent respecter les normes fédérales et provinciales et en plus, ils doivent être conçus pour une durée de vie d’un minimum de 50 ans, dans un contexte de changements climatiques, de hausses de niveau de la mer, de marées et de tempêtes de plus en plus puissantes.

De plus, les calendriers des travaux doivent tenir compte de l’utilisation du quai par les pêcheurs, des saisons de pêches assujetties aux licences détenues par les pêcheurs.

La saison de pêche au homard se poursuit dans la zone 25 et de ce côté il y a au moins deux bonnes nouvelles.  La ressource est stable, du moins, en ce début de saison et les prix sont excellents : 10,25 $ la livre pour les Markets et 9 $ pour les homards destinés à la transformation.  «Il y a une forte demande», dit Alfred Arsenault.

 

Mannix Butler, David Alylward et James Know représentaient des ports de pêche de la circonscription d’Egmont, et le député Robert Henderson de la circonscription provinciale de O’Leary-Inverness.

Une carte de la zone du quai d’Abram-Village à être refaite. (Photos : J.L.)

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