L’organisme «Les Francophones de l’âge d’or» regroupe depuis 25 ans les personnes de 50 ans et plus d’expression française de l’Île-du-Prince-Édouard. Au fil des années, le nombre maximum de membres a atteint quelque 283. En 2020-2021, l’organisme compte 243 membres, et ce même si le nombre de personnes de 50 ans et plus représente une proportion grandissante de la population. Cela fait dire, à l’auteur de l’étude sur la revitalisation de l’organisme, que le recrutement de nouveaux membres devrait être une priorité.
Gabriel Arsenault a dévoilé les résultats de son étude sur la revitalisation de l’organisme lors de l’assemblée générale annuelle des «Francophones de l’âge d’or», le samedi 19 juin au Village musical acadien, à Abram-Village.
«L’âge moyen des membres est de plus de 70 ans. Une relève doit être envisagée afin d’assurer sa viabilité et sa pérennité», dit Gabriel Arsenault. C’est sans surprise que plusieurs recommandations du rapport visent cet objectif : une campagne promotionnelle pour recruter de jeunes retraités de toutes les régions acadiennes ainsi que des personnes qui sont encore sur le marché du travail; développement de nouveaux outils, recrutement de francophiles qui cherchent des occasions de pratiquer leur français; attention accordée aux conjoints unilingues anglophones.
Le consultant recommande également que les personnes déjà membres d’un club ou d’un regroupement d’aînés à l’Île soient invitées à devenir membres des «Francophones de l’âge d’or» sans avoir à payer de cotisation additionnelle.
Le nom de l’organisme, «Francophones de l’âge d’or», ne semble pas faire obstacle au recrutement. «Selon mon sondage, le fait d’être associé à l’âge d’or n’est pas un problème. Cependant, je recommanderais de créer un nouveau logo pour y ajouter la mention 50+, de manière à être plus inclusif».
Financement de base inadéquat
L’organisme «Les Francophones de l’âge d’or» gère un nombre impressionnant de projets touchant à différentes priorités. Ce sont la plupart du temps les bénévoles qui font ces demandes de financement et qui gèrent ensuite les projets. «Il y a une limite à ce qu’on puisse demander à des bénévoles», soutient le consultant qui estime la valeur des projets en cours, certains répartis sur plusieurs années, à au-delà d’un demi-million de dollars, avec des retombées considérables pour les partenaires.
C’est en raison de ce grand nombre de projets, et parce qu’il y a une limite à ce qu’on peut demander à des bénévoles, que le conseil d’administration de l’organisme a libéré le président Claude Blaquière de ses fonctions pour lui confier des tâches de gestion à raison de 20 heures par semaine.
«L’expérience a été fort concluante et ce modèle, de gestion de ressources humaines, a été présenté à Patrimoine canadien. Nous sommes toujours en attente d’une réponse à notre demande d’augmentation de financement pour la programmation», insiste Claude Blaquière dans son rapport qu’il a signé en tant que président, mais préparé à titre de président/directeur.
Le rapport financier en dit long à ce sujet. Les revenus de programmation se limitent à 18 000 $ alors que la valeur des projets pour l’année 2020-2021 était de 150 000 $. Une fois tous les revenus et les dépenses comptabilisés pour la période, il est resté unmsurplus de 12 000 $, alors que le secteur programmation avait un léger déficit de 1450 $.
