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10 janvier 2021

Le 10 janvier 2021

- Karine Fleury

Les créations en matériaux réutilisés de Julie Thiffeault.  (Photos : Julie Thiffeault)

 

C’est en revenant d’un séjour de 3 ans en France que Julie Thiffeault, une Québécoise d’origine venue s’installer à l’Île-du-Prince-Édouard il y a 31 ans, a décidé d’ouvrir une boutique d’antiquité et d’objets éclectiques, Foxtrot Antiques.

 

«C’est pendant mes trois années en France, pour le travail de mon mari, que j’ai découvert les brocantes.  Je me suis promenée au travers de la France et chaque dimanche, je faisais le tour des brocantes», a expliqué Julie Thiffeault en entrevue.  «J’y ai découvert des objets incroyables, mais j’ai aussi découvert l’histoire et la culture de la France.  Là-bas, les gens ne jettent rien.  Ça passe de génération en génération : même les maisons». 

 

Elle a aussi découvert là-bas que les gens pouvaient faire de grandes choses avec de tout petits espaces.  En revenant à l’Île-du-Prince-Édouard, une idée a commencé à germer : elle allait ouvrir une petite boutique.  

 

«J’avais ramené un “container” de choses de France.  À ce moment-là, j’ai commencé à les vendre comme antiquité. Après ça, je me suis dit que j’allais aussi inclure mes créations à moi».  

 

Avant d’être la dame souriante à l’entrée de la bibliothèque du Centre Belle-Alliance, Julie Thiffeault était professeure d’art plastique.  Pour elle, créer est une seconde nature.

 

Après avoir fermé boutique pendant l’été, à cause de la pandémie de COVID-19, Julie Thiffeault a décidé d’ouvrir pendant deux fins de semaine pour le temps des fêtes.  Au bout d’un weekend seulement, tout était vendu.  «C’est fou. Cette année, l’accent a été mis sur l’achat local et ça a fonctionné.  Je n’ai pas tellement fait de publicité en plus, c’était surtout sur les médias sociaux et par le bouche-à-oreille».

 

Les créations ont été faites avec de la réutilisation de matériaux, notamment à partir d’objets, de papiers, de cartons, de vieilles clés et de vieux livres.  «Mes parents vivent à la maison avec nous désormais et ma mère qui est très créative m’a aidée à la confection d’ornements de Noël, de guirlandes et tout ça».  Selon elle, c’était une expérience un peu magique d’ouvrir boutique pour le temps des fêtes.  «Les brillants, la musique, les bonnes senteurs : les gens avaient besoin de ça, de sortir de la grisaille pour aller magasiner».

 

D’ici l’été prochain, Julie Thiffeault travaillera sur un nouveau projet de confection de bijoux en émail.  Pour en savoir plus sur ses créations, rendez-vous sur son Instagram au @FOXTROTANTIQUES et via Facebook sous le nom de Julie Thiffeault.  

 

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