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22 Décembre 2020

Le 22 décembre 2020

- Jacinthe Laforest

La couverture du nouveau livre sur l’Acadie de l’Île.

 

À compter de janvier prochain, le ministère de l’Éducation et de l’Apprentissage continu va distribuer dans les écoles françaises et les écoles où il y a des programmes d’immersion un tout nouveau livre portant exclusivement sur l’Acadie de l’Île.  Une première.  

 

Il y a quelques semaines encore, on prévoyait que le lancement de ce livre en novembre ou en décembre viendrait clore en beauté les activités du 300e anniversaire de présence française et acadienne à l’Île.  Le livre étant arrivé durant la semaine du 10 décembre, et en tenant compte des restrictions entourant la COVID-19, cette idée a dû être mise de côté.  

 

Le livre est pourtant arrivé et il est de toute beauté.  En plus des quelque 700 copies destinées à la clientèle scolaire, surtout les élèves de 6e, 9e et 10e année, le grand public pourra s’en procurer une copie au Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard.  

 

Les deux principaux auteurs, Georges Arsenault et Linda Lowther, sont ravis du produit final.  «Je veux en acheter plusieurs exemplaires pour les donner à des membres de ma famille», a indiqué Georges Arsenault, qui a commencé à travailler au projet il y a quatre ans.  

 

«Au départ, les gens du ministère avaient une idée générale d’un livre de ressource sur l’Acadie de l’Île, mais le projet était encore vague.  Malgré cela, j’avais commencé à identifier des sujets et à écrire des textes.  Puis, le projet a été mis en veilleuse et finalement, il y a environ deux ans, il a été ravivé, en visant une parution durant l’année du 300e», a expliqué Georges Arsenault.  

 

Entre-temps, la vision du livre s’est précisée vers une ressource polyvalente qui pourrait appuyer divers programmes, incluant les sciences humaines, mais pas exclusivement.  Georges Arsenault a alors suggéré de faire équipe avec Linda Lowther, une professionnelle de l’enseignement, pour adapter les textes et les informations dans une forme qui saurait interpeler les élèves.  En plus, un comité d’encadrement formé de professionnels de la pédagogie et de la lecture a été réuni pour encadrer le travail et donner des idées.  

 

Bien que le livre ait visé en priorité les élèves de 6e, 9e et 10e année, en raison des programmes de sciences humaines qui y sont enseignés, le livre a été écrit pour des élèves de la 4e-5e année à la 12e année. 

 

«Ce qu’on nous recommande, dans ces cas-là, dit Linda Lowther, c’est d’écrire à un niveau de 8e année environ, avec des phrases exactes et claires, avec le bon vocabulaire, mais sans structures complexes.  Et je pense qu’on a réussi.  Il est aussi intéressant pour des lecteurs adultes».  

 

Chaque texte ou chaque thème a fait l’objet de négociations, si on peut dire ainsi, entre Georges Arsenault, Linda Lowther et les membres du comité des conseillers.  En moyenne, chaque thème a circulé de deux à cinq fois entre les intervenants, et les «négociations» ont repris lorsque la maison d’édition Chenelière (choisie par appel d’offres) a commencé à faire des mises en pages nécessitant de raccourcir les textes et de sacrifier des informations.  

 

Ces quelques «sacrifices» consentis en cours de route ne sont apparents qu’aux auteurs.  D’ailleurs, Georges Arsenault a conservé les versions «complètes» de tous les textes qu’il a rédigés dans le cadre de ce projet.  «Si jamais le ministère voulait développer un guide pédagogique pour aider les enseignants à se servir du livre dans leur cours, ces suppléments d’information pourraient en faire partie», a dit Georges Arsenault.  L’idée d’un guide pédagogique a aussi été avancée par Linda Lowther.  

 

Mais selon René Hurtubise, directeur des programmes et services d’éducation en français au ministère de l’Éducation et de l’Apprentissage continu, à l’origine du projet du livre, un guide pédagogique ne fait pas partie des plans.  «Nous ne prévoyons pas de guide pédagogique, mais plutôt de l’insérer (le livre) comme référence spécifique dans nos programmes d’études.  Un tel livre peut avoir une grande variété d’utilité.  On ne veut pas le confiner à une classe en particulier.  Il peut être utile dans beaucoup d’endroits», a-t-il indiqué par courriel à La Voix acadienne.  

 

Le livre est très beau, abondamment illustré de photographies, mais aussi d’illustrations mises au point par la maison d’édition, pour agrémenter les pages, mais aussi pour ajouter des informations visuelles.  Des photographies en noir et blanc ont été colorées par la maison d’édition pour les rendre plus attrayantes aux élèves habitués à des écrans aux couleurs vibrantes.  La plupart des photographies proviennent de la collection étendue de Georges Arsenault, ainsi que des archives de La Voix acadienne.

 

Quelques pages du livre L’Acadie de l’Île-du-Prince-Édouard : 300 ans d’histoire, de Georges Arsenault et Linda Lowther.  (Photos : J.L.) 

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