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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 2 décembre 2020

- Marcia Enman

 

Michel Arsenault est très fier de la réalité de son rêve de fabriquer un bateau. (Photo : Marcia Enman)

 

Pêcheur pendant 31 ans, Michel Arsenault avait toujours rêvé de fabriquer son propre bateau, ce qui vient de se réaliser.

 

Michel Arsenault a dû abandonner sa carrière de pêcheur de homards, harengs et maquereaux en 2010, en raison de malaises au dos.  «Dans ma tête, ne pas être capable d’aller sur l’eau, c’était juste impossible», explique-t-il.  

 

Quelques années plus tard, l’occasion est offerte à Michel de retourner en mer.  Il reçoit un appel téléphonique de Raymond Arsenault (à Eddie à Arcade) qui cherchait une personne capable de conduire un bateau.  

 

Raymond Arsenault, pilote lui-même avait aussi une entreprise ou l’on lui faisait appel pour transporter le pilote aux gros navires qui ont besoin d’aide pour entrer et sortir du port de Summerside ou pour passer sous le pont de la Confédération.  Dans ces cas-là il faut quelqu’un pour conduire un petit bateau pour amener le pilote qui va monter sur le gros navire.  Ce que Michel a eu l’occasion de faire pendant plusieurs années. Ce travail demandait d’être en appel, 24 heures sur 24, mais pour Michel c’était un emploi magnifique puisqu’il passait du temps en mer.  «C’était ma job de rêve», ajoute t-il.

 

Après avoir fait ce travail de rêve pendant six ans, Raymond a pris sa retraite alors Michel avait se manque d’être en mer une deuxième fois. Il a alors décidé que son rêve de se construire un bateau allait se réaliser.  

 

«En premier, je me cherchais un vieux bateau pour utiliser comme squelette, mais je n’ai pas été capable d’en trouver un.  J’avais ce dont j’avais besoin pour fabriquer la quille et l’étrave (stem rabbet), mais il me manquait du beau bois sans nœuds», explique Michel.  «Là, quelqu’un m’a indiqué que je devrais aller voir Arsenault Sawmill.  J’ai trouvé exactement ce que je cherchais, du pin blanc 12 pouces de large par 16 pieds de long.  C’était au printemps 2019, une fois les planches sciées il fallait les laisser sécher, alors à l’automne mes planches étaient prêtes pour amener chez nous».

 

Michel Arsenault avait un plan de fabrication, mais seulement dans sa tête.  Le gros du travail s’est fait pendant l’hiver 2019-2020 et il l’a mis à l’eau pour l’essayer avec son moteur de 75 chevaux vapeur, lorsque le temps a été beau. «Ça volait presque… j’aurais été capable de faire avec un moteur moins puissant, je planifie de faire ses petits ajustements au printemps prochain», indique-t-il, très fier de son projet de bateau de 24 pieds sur 8 pieds.

 

Les deux fils de Michel, Joey et Tommy, ont très hâte de voir avec leurs propres yeux ce projet de rêve de leur père.  Joey vit en Ontario tandis que Tommy est à Lethbridge, en Alberta.  Ils ont chacun deux enfants qui, eux aussi, ont très hâte de venir faire un tour dans le bateau à pépé.  Ils ont tous suivi la fabrication du bateau avec les photos que maman Anne leur envoyait de chaque étape.  Cette dernière s’est retrouvée à aider son mari de temps en temps pour manipuler les planches. Le grand-père de Michel, André Arsenault, a travaillé dans une usine où il fabriquait des bateaux et Jean-Pierre, le père de Michel, a aussi travaillé dans cette usine qui appartenait à Gérard Arsenault (son oncle). 

 

Les autres beaux travaux autour de la maison sont d’autres preuves des talents de Michel Arsenault pour son travail du bois.

 

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