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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 19 novembre 2020

- Jacinthe Laforest

Céline Beuven-Nicaise coordonne la mise en place d’un réseau de garderies en milieu familial pour le compte de l’Association des CPE francophones de l’Île-du-Prince-Édouard.  (Photo : J.L.)

 

Depuis plusieurs mois, Céline Beuven-Nicaise coordonne la mise en place d’un réseau de garderies en milieu familial pour le compte de l’Association des centres de la petites enfance francophones de l’Î.-P.-É.  Les progrès sont lents, mais un récent forum tenu à Summerside a permis de déblayer un sentier pour avancer.

 

«Nous avions espéré 10 personnes, nous en avons eu quatre, et je les ai appelées personnellement pour les convaincre de se joindre à nous.  Et maintenant, elles sont ravies d’avoir participé.  Je suis certaine que le bouche-à-oreille va se mettre en marche et nous aider à progresser», dit la coordonnatrice. 

 

Comme pour lui donner raison, dans les heures qui ont suivi la tenue du forum, trois personnes ont communiqué avec elle, non pas pour créer une garderie en milieu familial, mais pour accéder à un tel service de garde.  «Mon nom, et le nom de l’association commencent à circuler parmi la communauté des parents qui cherchent un service de garde.  Il ne faut qu’un pas de plus pour que ça se traduise par la création d’une (ou plusieurs) garderie en milieu familial».

 

Des points négatifs et positifs

 

Des quatre femmes ayant participé au «forum» du samedi 7 novembre à Summerside, une seule avait encore à ce jour une garderie dans sa propre maison.  Les trois autres dames avaient eu une garderie et avaient décidé de la fermer pour diverses raisons.  «La discussion a été hyper riche.  Les dames nous ont aidés, l’association et moi, à identifier des problèmes, des obstacles et à imaginer des solutions.  Par exemple, un des problèmes identifiés était la difficulté de facturer les mêmes tarifs que ceux des CPE reconnus.  Une dame nous a confié qu’elle facturait trop peu et que les parents arrivaient très tôt le matin et repassaient très tard le soir! Cela empiétait sur sa vie familiale et sa vie personnelle.  Mais elle n’arrivait pas à fixer des limites.  C’est dans des situations comme celle-ci que le soutien de l’Association des CPE francophones ferait une très grande différence, en fixant des tarifs et des règles de fonctionnement, entre autres les frais de retard facturés aux parents», a imaginé Céline Beuven-Nicaise. 

 

Cette dernière a d’ailleurs noté que si l’Association a beaucoup appris lors de ce mini forum, elle a aussi répondu à de nombreuses questions concernant ce qu’elle pourrait apporter à un éventuel réseau de garderies en milieu familial : l’aide à la gestion, la formation, un service de répit ou de suppléance en cas de maladie, la mise en place de standards et d’un système d’accréditation, etc. 

 

«Je pense que finalement, les dames ont compris les avantages et vont en parler dans leurs cercles.  Il suffirait pour nous d’en créer une (garderie en milieu familial) pour que le modèle se répande.  Le besoin est là et c’est une réelle avenue professionnelle très valorisante pour les personnes qui font ce choix».

 

Se permettant de rêver, Céline Beuven-Nicaise imagine le jour où l’Association des CPE francophones aurait une camionnette «itinérante» pour faciliter les visites et les sorties en petits groupes, un autre avantage à faire partie d’un éventuel réseau de garderies en milieu familial, qui serait, par ailleurs, relié au réseau des CPE actuellement gérés par l’ACPEFÎPÉ.

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