Le 29 septembre 2020
- Par Jacinthe Laforest
Les membres de l’exécutif des Francophones de l’âge d’or se sont réunis récemment pour préparer l’AGA qui aura lieu le 3 octobre au Village musical acadien à Abram-Village qui inclura un retour sur les 25 ans de l’organisme. De gauche à droite, Annette Richard, coordonnatrice, Patricia Perry, vice-présidente, Viola Arsenault, secrétaire-trésorière et Claude Blaquière, président. (Photo : J.L.)
Un peu par hasard, le président actuel des francophones de l’âge d’or, Claude Blaquière, a découvert que l’organisme a été fondé le 26 septembre 1995 et que 2020 marquait donc le 25e anniversaire de la création de l’organisme.
«Nous voulons absolument souligner cet anniversaire pendant notre assemblée générale annuelle du 3 octobre prochain à Abram-Village. C’est important de souligner 25 ans», dit Claude Blaquière, heureux que le hasard lui ait permis de trouver l’information à temps, grâce au calendrier historique de Georges Arsenault.
La nature même de l’organisme, regroupant des personnes âgées, fait en sorte que certains des fondateurs ne sont plus en mesure de raconter les débuts. Cependant, Alice Richard, qui avait juste 60 ans à l’époque, se souvient encore des premières réunions et des premières activités. «La présidente fondatrice était Berthe Blanchard. Elle voulait que ça marche. Elle voulait qu’on ait au moins 50 membres la première année, et on les a eus», a-t-elle rappelé, avec l’appui d’un article publié en juin 2003 dans le no 17 de La Petite Souvenance.
«Cet article raconte les premières années. On n’avait pas de financement. Notre première fête de Noël, nous avions invité les gens à venir avec un mets pour partager, à la fortune du pot. On avait eu des gens pratiquement de toutes les régions de l’Île. Au début, c’était comme cela».
Alice Richard est restée à l’exécutif quelques années, puis a laissé sa place à d’autres, tout en restant au conseil. «En 2002-2003, l’année que cet article a été publié, Orella Arsenault était la présidente, et la vice-présidente était Jeanne-Mance Arsenault, également de la région Évangéline. Et il y avait aussi Colette Tremblay de Charlottetown. Moi, ça m’a fait rencontrer des gens que je n’aurais pas connus autrement», dit Alice Richard.
Cette dernière garde de bons souvenirs des grandes rencontres, axées sur la santé, qui avaient lieu au Centre Belle-Alliance à Summerside. «Tous les sujets étaient intéressants pour nous, les personnes d’un âge plus avancé. On avait rencontré Maman Dion, qui avait fait de la cuisine devant nous, et on avait aussi eu le chanteur Serge Laprade, en personne», raconte Alice Richard avec une certaine nostalgie de ces grandes rencontres.
Quelques mots sur les débuts
L’article de La Petite Souvenance est précieux pour la souvenance, justement. Dans cet article, signé Berthe Blanchard, l’auteur rappelait comment, dès 1993, Adélard Gallant, alors représentant de l’Île à l’Assemblée des aînés francophones du Canada, lui avait téléphoné dans l’espoir de passer le flambeau, ce qu’elle a accepté. Après sa toute première rencontre nationale, Berthe Blanchard s’est retrouvée avec le défi de créer un regroupement pour l’Île-du-Prince-Édouard, défi qu’elle a relevé avec brio.


