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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 24 juin 2020

- Par Jacinthe Laforest

Suzanne Buckland, présidente du Comité acadien et francophone de l’Est.  (Photo : J.L.)

 

Les espaces d’origine du centre de la petite enfance (deux salles) ne suffisent plus depuis longtemps. 

 

Les besoins en espace sont exacerbés par les restrictions liées à la COVID-19, ainsi qu’au fait que l’école reste fermée alors que les parents doivent graduellement retourner au travail.  «Normalement, notre camp de jour commence à la fin des classes plus tard en juin, mais cette année, nous avons besoin d’accueillir les enfants beaucoup plus tôt.  Nous sommes complets.  Notre pouponnière est pleine, nous avons aussi trois enfants qui ont des besoins spéciaux, nous avons des clients en masse, notre équipe est formidable…. La situation avec la COVID-19 est stressante pour nous, et nous demande un surcroît de travail.  Nous avons besoin de soutien, pas de bâtons dans les roues», dit Mélanie Beauparlant. 

 

Les «bâtons dans les roues» auxquels la directrice du CPE fait référence viennent sous la forme du retrait du droit d’utilisation d’un local, situé entre les bureaux du Comité acadien et francophone de l’Est (CAFE) et le CPE. 

 

Pendant un certain temps, le CPE a eu l’usage du local, mais au retour après le confinement, le CAFE a repris possession du local, pour sa propre programmation.  «J’accepterais facilement la décision s’il y avait une programmation et s’il n’y avait aucun autre espace, mais au contraire, il n’y a pas de programmation, et le Pavillon de l’Est est grand», dit Mélanie Beauparlant, laissant entendre que la programmation pourrait avoir lieu ailleurs dans le Pavillon. 

 

Suzanne Buckland est la présidente du CAFE et en l’absence de personnel permanent, elle consacre une journée par semaine aux affaires de l’organisme.  «Nous sommes très heureux que le centre de la petite enfance soit en croissance, et c’est certain que lorsqu’une demande d’agrandissement sera présentée, nous allons l’appuyer.  Concernant cette salle, c’est la seule salle qui a été allouée à l’usage exclusif de la communauté lors de la construction.  C’est la seule salle pour laquelle le CAFE n’a pas besoin de demander la permission à quelqu’un d’autre.  Est-elle utilisée à temps plein, chaque jour? Non.  Mais aujourd’hui, par exemple, j’y ai eu une réunion, et notre employée d’été y fait ses activités.  Nous voulons que le CPE aille bien, mais notre mandat au CAFE est plus grand que le secteur de la petite enfance», insiste la présidente. 

 

Entre l’arbre et l’écorce

 

Le local du «litige» est situé près du CPE, mais également, très proche des bureaux administratifs du CAFE.  Emplacement stratégique à première vue, qui a pourtant des inconvénients inhérents à cet emplacement. 

 

«Jusqu’à ce que je vienne passer du temps régulièrement dans les bureaux, je n’avais pas réalisé à quel point le bruit porte dans ce secteur.  Ça rend la concentration difficile pour notre personnel», dit Suzanne Buckland, en supplément d’information. 

 

Dans l’immédiat, afin de dépanner le CPE, la Commission scolaire de langue française a octroyé l’accès à une classe du côté de l’école primaire.  Un protocole de désinfection a été déployé pour avoir le droit d’utiliser ce local, qui sera seulement disponible jusqu’à la rentrée des classes en septembre, dans quelques mois à peine.

 

Mélanie Beauparlant apprécie cet appui tout en s’inquiétant pour septembre. 

 

«On ne sait pas de quoi aura l’air la rentrée des classes, si ce sera à temps plein, en alternance, mais peu importe, nos parents auront besoin d’un service de garde.  Et en plus, nous aurons besoin d’un local pour le programme de prématernelle 4 ans, que le gouvernement veut démarrer en septembre.  Nous sommes coincés».

 

Suzanne Buckland dit comprendre les besoins grandissants du centre de la petite enfance en lien, notamment, avec l’introduction par le gouvernement provincial du programme de prématernelle 4 ans, prévue pour septembre prochain.  Mais elle ajoute : «C’est le gouvernement qui doit fournir les espaces pour ce programme.  Nous allons appuyer toutes les démarches en ce sens», dit Suzanne Buckland. 

 

Mélanie Beauparlant affirme que des parents sont frustrés et indique qu’ils ne voudront plus participer aux activités de CAFE, «La perte de cette salle affecte vraiment un enfant qui est autiste.  Son éducatrice doit travailler avec lui dans le corridor».

 

«Nous supportons l’ensemble de notre communauté.  Tous les secteurs sont importants», se défend la présidente.

 

Mélanie Beauparlant et un des enfants du service de gardes, Dylan Mahar.  (Photo Gracieuseté) 

 

La salle du CAFE est équipée pour répondre aux besoins variés de la communauté.  Tableau interactif, branchement sur la vidéo-conférence pour des cours ou des réunions, et des ressources pour la communauté. 

 

La salle convient aussi à la clientèle du service de garde.  (Photo : J.L.)

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