Le 9 avril 2020
- Par Jacinthe Laforest
Les résidents du Chez-nous en train de dire le chapelet. (Photo : Gracieuseté)
À la coopérative Le Chez-Nous, la résidence pour personnes âgées en perte d’autonomie de la région Évangéline, le confinement est en vigueur depuis le 16 mars. Le mercredi 1er avril, un degré supplémentaire de confinement est entré en vigueur.
«Maintenant, plus personne ne peut laisser quoi que ce soit à l’entrée pour un résident. Les gens avaient l’habitude, depuis deux semaines, de laisser des petites gâteries à la porte à l’intention de leur parent âgé. Plus maintenant».
Edgar Arsenault, directeur général de l’établissement, a confirmé que seules les denrées alimentaires et autres fournitures nécessaires au fonctionnement peuvent entrer au Chez-Nous.
«On désinfecte tout, on laisse les boîtes de livraisons dehors, on est très prudent avec ce qu’on laisse rentrer. On voit ce qui se passe dans les résidences pour personnes âgées ailleurs au Canada et on veut à tout prix éviter cela».
La bonne nouvelle c’est que cet état de confinement limite aussi la circulation des autres virus du rhume et de la grippe. Tous les résidents étaient en parfaite santé, en date du mercredi 1er avril.
Semaine sainte au Chez-Nous
Les personnes âgées sont très attachées aux traditions religieuses et les mesures de confinement vont les empêcher de suivre le rituel de la Semaine sainte. «Cela va leur manquer, c’est certain. Mais depuis quelque temps, ils se réunissent le soir pour dire le chapelet, à l’invitation du pape. Et ils sont plusieurs à suivre la messe à la télé chaque jour. C’est dommage que depuis cette situation, on n’ait pas eu de messe célébrée au Chez-Nous, mais au moins, il y a la télé», dit le gérant Edgar Arsenault.
Et des tablettes
Certains résidents ont déjà une tablette électronique, et Le Chez-Nous en a commandé trois autres récemment, pour permettre aux résidents de communiquer via FaceTime avec des membres de leur famille. «Moi-même, je suis grand-papa et mes petits-enfants habitent en Alberta. Je leur parle au moins deux fois par semaine. C’est vraiment plaisant. Nos résidents vont aimer cela, c’est certain», ajoute Edgar Arsenault.