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Le 10 janvier 2020

- Par Jacinthe Laforest

À partir du 22 janvier 2020, les pages de La Voix acadienne seront  comparables au format du Courrier de la Nouvelle-Écosse comme le montrent Marcia Enman, directrice, et Alexandre Roy, graphiste.  Les lecteurs recevront leur journal papier un jour plus tard. (Photo : J.L.)

 

L’annonce de la fermeture de l’imprimerie de Transcontinental à Borden-Carleton en décembre dernier a pris par surprise des journaux communautaires comme le Moniteur acadien au Nouveau-Brunswick et La Voix acadienne à l’Î.-P.-É.

 

La directrice de La Voix acadienne, Marcia Enman, a tout de suite entrepris les démarches pour trouver un nouvel imprimeur.  «J’ai obtenu des estimations d’au moins quatre imprimeurs différents.  Et en tenant compte de tous les facteurs connus comme le prix, les formats proposés, les délais de livraison, j’ai recommandé au conseil d’administration de retenir les services de la compagnie Advocate, dont l’imprimerie est à Pictou en Nouvelle-Écosse.  C’est cette même compagnie qui imprime le journal de nos collègues du Courrier de la Nouvelle-Écosse.  On a donc un bon aperçu de la qualité de l’impression et du format du papier, qui est juste un peu plus petit que notre journal», affirme Marcia Enman. 

 

Les lecteurs de La Voix acadienne seront à même de constater ce changement dès le 22 janvier, car le numéro du 15 janvier sera le dernier imprimé à Borden-Carleton. 

 

Nouveau format 

 

À l’heure actuelle, La Voix acadienne mesure 15 pouces de haut, avec un espace utilisable de 13,5 pouces.  Le nouveau format sera plus court d’un pouce (2,5 cm).  «C’est une petite différence qui n’affectera pas énormément l’allure du journal.  Le plus grand changement sera non pas pour les lecteurs, mais pour les annonceurs, ceux qui achètent des publicités à la ligne.  Pour une page complète, ils paieront sensiblement le même prix alors que leur publicité sera plus petite.   Cela veut dire que le prix de la ligne agate (l’unité de mesure en publicité) va augmenter un peu», dit Marcia Enman. 

 

Nouveau jour de livraison

 

Le jour de parution de La Voix acadienne sera toujours le mercredi.  Cela étant dit, le jour de livraison sera décalé d’une journée, en raison de la distance.  «Advocate imprime plusieurs journaux.  Ils nous ont fait une place dans leur horaire au début de la semaine, mais nous allons recevoir le journal imprimé à nos bureaux de Summerside seulement le matin du mercredi.  Le temps de mettre les étiquettes des adresses de nos abonnés et les journaux seront mis à la poste.  Ce sera une adaptation pour tout le monde, incluant les membres de l’équipe de production», assure Marcia Enman. 

 

Absorption des coûts 

 

La Voix acadienne a toujours a reçu un très bon service à Transcontinental, et la proximité de l’usine aidait à maintenir un bon contact.  «Maintenant, je me rends compte que le prix que nous payons à Transcontinental était bon, comparé à ce que nous allons payer, qui sera un peu plus, une fois tous les frais calculés, incluant le tarif du pont de la Confédération.  La Voix acadienne n’est pas dans une situation où elle pourra absorber seule ces coûts supplémentaires.  Le 1er avril, nous allons hausser un peu le prix de nos abonnements, pour la première fois depuis plusieurs années», soutient la directrice.    

 

Dans tout ce processus, la direction et le conseil d’administration de La Voix acadienne, présidé par Robert Bullen, ont tenu à préserver autant que possible le format actuel de La Voix acadienne, et limiter au maximum les impacts des changements sur les lecteurs ainsi que sur tous les partenaires du journal. 

 

Obligée de changer de format, La Voix acadienne a choisi le format du Courrier de la Nouvelle-Écosse plutôt que le format de l’Acadie Nouvelle (à gauche), beaucoup plus court.

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