Le 30 octobre 2019

Pour son 100e anniversaire, et pour la dernière fois sous son nom actuella Société Saint-Thomas-d’Aquin a présenté l’Ordre du Mérite acadien à feu Lemmie Chaisson, un Acadien de la belle région de Souris-Rollo Bay, où avait lieu l’AGA de l’organisme. C’est la famille de Lemmie Chaisson qui a accepté le prix en son honneur. De gauche à droite au premier rang : Katy MacKinnon, Lemmie O’Hanley, Renée MacKinnon, Abraham O’Hanley et Bridgette Chevery. Au second rang : Gerald O’Hanley, Mary Chaisson, Judy Chaisson et Louise MacKinnon. Certains tiennent des photos en souvenir de feu Lemmie Chaisson. (Photo : J.L.)
Lors de sa 100e assemblée générale annuelle le samedi 26 octobre à Rollo Bay, la Société Saint-Thomas-d’Aquin (SSTA) a décerné l’Ordre du mérite acadien 2019 à Lemmie Chaisson à titre posthume.
Lemmie (Lem) Chaisson est né à Rollo Bay, Î-P-É, le 3 avril 1945. Il a vécu hors de l’Île pendant 10 ans, mais il est revenu en 1973 où il a vécu jusqu’à sa mort en 2013. Il était membre de la SSTA depuis les années 1990. Avec sa femme Judy, il a participé activement à des événements culturels acadiens. Il a participé aux célébrations du 15 août à partir de 1998, souvent comme artiste. Il a contribué à la construction d’affiches érigées sur deux sites patrimoniaux, l’un sur la rivière Fortune et l’autre à Rollo Bay.
Il a accompagné le chœur «Les Alouettes» à plusieurs reprises avec sa guitare, pour les étudiants, lors de concerts à l’École La-Belle-Cloche et faisait partie des jam-sessions organisées à l’école. Il faisait aussi partie du groupe de musique Chaisson Trio.
Lorsque l’École La-Belle-Cloche a ouvert ses portes en 2003 à Rollo Bay, un chauffeur devait transporter quatre enfants de la région de St Peters et Greenwich. M. Chaisson a utilisé sa camionnette personnelle pour transporter ces élèves de leur maison à l’école pendant deux ans.
M. Chaisson a fait partie d’un épisode de «Past Lives» qui traitait de la déportation des Acadiens dans la région Havre-Saint-Pierre, parmi lesquels figuraient ses ancêtres du 18e siècle : François Chiasson et Ann Doucet. Une partie de l’émission a été filmée chez M. Chaisson où ils ont capturé son émotion et sa passion.
Beaucoup d’Acadiens dans la région de Kings-Est, comme M. Chaisson, ne pouvaient plus parler le français, car la communauté a souffert d’une très grande assimilation.
M. Chaisson était très fier de son héritage acadien et s’est énormément impliqué avec la communauté acadienne et francophone.
Il a visité plusieurs des premières colonies, faisant des excursions à Grand-Pré, à Port-Royal, à la Forteresse de Louisbourg et autres. Il a participé à la refrancisation en essayant de reconnecter avec le français, alors qu’il était dans la soixantaine et qu’il avait des petits enfants inscrits à l’École La-Belle-Cloche.
Il était fier que trois de ses petits-enfants fréquentent l’école et très ravi d’entendre qu’ils parlent si bien un français magnifique. Aujourd’hui, quatre de ses petits-enfants et trois arrière-petits-enfants vont à La-Belle-Cloche.
Remis annuellement, l’Ordre du mérite acadien est conféré à un Acadien, une Acadienne ou un ou une francophone de la région où se déroule l’assemblée générale annuelle, ayant contribué ou contribuant d’une façon exceptionnelle à l’épanouissement de la vie acadienne et francophone insulaire.

Colleen Soltermann, présidente de la SSTA (à gauche), et Tina Peters-White, du Comité acadien et francophone de l’Est, ont présenté l’Ordre du mérite acadien à Lemmie Chaisson à titre posthume. Le prix a été accepté par sa femme Judy Chaisson. (Photo : J.L.)