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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 24 septembre 2019

- Par Jacinthe Laforest

Lucie Newson, nouvelle directrice générale de Canadian Parents for French à l’Î.-P.-É, veut que l’organisme soit très visible sur le terrain.  (Photo : J.L.)

 

Après 22 ans à la direction de l’organisme Canadian Parents For French, Gail Lecky a pris une retraite bien méritée, mais pas sans avoir auparavant recruté son successeur, Lucie (Lamoureux) Newson, qui vit à l’Île-du-Prince-Édouard depuis de nombreuses années.

 

Connue par les lecteurs de La Voix acadienne comme une femme d’affaires et une organisatrice d’événements, Lucie Newson, née Lamoureux, vient tout juste d’accepter un nouveau défi en prenant la direction de l’organisme provincial, Canadian Parents for French (CPF). 

 

«J’ai commencé le lundi 16 septembre.  Ça fait donc seulement quatre jours que je suis au travail, mais durant l’été, j’ai passé plusieurs heures avec Gail, qui m’a aidée à mieux comprendre le rôle de CPF ÎPÉ», a dit Lucie Newson. 

 

Au cours des cinq dernières années environ, Lucie Newson a été femme d’affaires dans la restauration, et elle a aussi été une maman avec une enfant malade.  «J’ai décidé de fermer mes restaurants pour pouvoir réfléchir à ce que je voulais faire et parce que ma fille avait besoin d’être accompagnée dans son rétablissement.  Ça va mieux maintenant.  Lorsque Gail m’a approchée pour ce poste, j’ai compris que ça pourrait correspondre à où je suis arrivée dans mon cheminement», affirme la nouvelle directrice. 

 

Dans le passé, Lucie Newson a fait de la suppléance dans les programmes d’immersion et elle a toujours été impressionnée par le travail qui se faisait dans ce contexte d’enseignement de la langue seconde, mais l’organisme CPF n’était pas visible à ses yeux.  «Je veux que les gens voient CPF, qu’ils sachent ce que nous faisons.  Je veux rencontrer des gens, établir des partenariats, trouver des solutions pour que nos jeunes veuillent poursuivre en immersion après la 9e année.  On en perd beaucoup et c’est très dommage», indique Lucie Newson. 

 

Le programme d’immersion à l’Île connaît un grand succès. 

 

Elle veut trouver comment motiver les jeunes à poursuivre, comment les convaincre qu’ils auront des occasions d’utiliser leur français au postsecondaire et que ça vaut la peine de maintenir leurs acquis. 

 

Elle voudrait aussi assurer une excellente participation au concours annuel d’art oratoire.  «Je regarde dans les autres provinces, le concours d’art oratoire est inscrit dans le programme.  Les élèves participent dans leur école et après les meilleurs s’en vont au provincial.  Ici, les élèves passent directement au provincial.  Ma fille, qui a fait quelques années en immersion, m’a affirmé qu’elle n’avait jamais entendu parler d’un concours d’art oratoire.  Je veux aller dans les écoles, parler aux enseignants, aux élèves.  Je veux les motiver à faire cette expérience.  À cet âge, ils ne pensent pas que plus tard dans la vie, ils pourraient avoir besoin de parler devant des groupes de personnes, mais les occasions peuvent se présenter.  Si en plus, on peut se tenir debout devant une salle et parler en français autant qu’en anglais, c’est un plus.  Pour moi, le concours d’art oratoire permet d’atteindre tous les objectifs qu’on veut atteindre», dit Lucie Newson. 

 

Les bureaux de Canadian Parents for French sont situés dans l’édifice du 40 Enman Crescent, à Charlottetown.  On joint Lucie, qui parle très bien français, au Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (902-368-3703). 

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