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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 14 août 2019

- Par Jacinthe Laforest

Au premier rang : Eddie Gallant, Julia Gallant et Laura Gallant.  Au second rang, Donna McMillan, Evelyne Gallant, Faustin Gallant, Brenda Seltzer et Danny Gallant.  Au troisième rang : Patrick McMillan, Reaba McMillan, Jamiee Gallant, Corieen Gallant, Scott Seltzer, Brad Seltzer, Nikki Gallant et Bob Seltzer.  Donna, Brenda, Danny et Eddie sont les enfants d’Evelyne et Faustin.  

 

Lorsqu’elle s’est mariée avec Faustin Gallant, en 1959, Evelyne Arsenault a pris le dicton «quelque chose d’emprunté» au sérieux, et elle a emprunté la robe de mariée de sa sœur Avola, qui a joué un grand rôle dans sa rencontre avec Faustin.

 

Issue d’une famille de 11 enfants, fort débrouillards, Evelyne Arsenault a quitté sa maison natale (qui était située juste en face de sa maison actuelle) en 1957, pour la grande ville de Toronto.  

 

«Ma sœur Avola, était déjà par là et j’ai été voir si je pouvais trouver du travail.  J’ai commencé dans la fabrique de bonbons où Avola travaillait. Par la suite, j’ai eu un emploi à la Banque de commerce de Toronto», raconte Evelyne, quelques jours après une grande fête où les enfants et les petits enfants ont souligné le 60e anniversaire de mariage du couple.  

 

Faustin Gallant, de son côté, avait quitté son village natal de Cap-Egmont en 1956, pour la grande ville de Toronto.  Curieusement, il partageait un logement avec le frère d’Evelyne et Avola, Clément, lui aussi parti pour Toronto. Et c’est comme ça que Faustin et Evelyne se sont rencontrés, et qu’ils ont décidé de se marier.  

 

«Nous sommes venus nous marier ici à l’Île.  C’était le 29 juillet 1959. Nous sommes retournés vivre à Toronto, alors qu’Avola et Elmer sont revenus vivre dans la région», dit Evelyne.  

 

Le couple a eu cinq enfants, dont quatre sont vivants, car un drame est survenu.  Un de leur fils est mort dans un accident d’auto. «Il avait 20 ans. Et c’est arrivé une semaine avant le mariage d’un autre de nos fils.  Il a proposé d’annuler, mais on n’a pas voulu. Ça été dur, mais au fur et à mesure que les petits-enfants arrivaient, on se consolait un peu», disent Faustin et Evelyne.  

 

Vie professionnelle

 

Faustin a travaillé toute sa vie dans la mécanique, spécialisé dans la peinture d’autos.  «C’était un bon travail et une bonne carrière, mais après 40 ans, j’ai décidé qu’il était temps de prendre ma retraite», précise Faustin.  Evelyne, quant à elle, est retournée travailler à la Banque de commerce de Toronto lorsque ses enfants ont été assez vieux. Elle a travaillé dans l’institution 18 ans.    

 

Lorsque Faustin a commencé à entrevoir sa retraite, le couple s’est fait construire une maison à Abram-Village.  «Elle a été construite en 1990. On est arrivé en 1995 et avant qu’on arrive, ma sœur Ida y habitait», souligne Evelyne.  

 

La maison, comme nous l’avons dit plus tôt, est située en face du terrain où se trouvait la maison natale (maintenant disparue) d’Evelyne, ainsi que tout à côté de la maison où son frère Léo (à Jos Tannis) et sa femme Denise vivaient.  Ce couple avait un immense jardin potager que Denise a continué d’entretenir longtemps après le départ de Léo.  

 

«En Ontario, je n’avais jamais fait pousser de jardin potager.  Quand je suis revenue en 1995, j’ai essayé de faire un petit jardin, mais ça ne poussait pas.  Mon frère est venu ici et m’a dit : “Je pense que tu ne seras pas une jardinière”. Alors j’ai abandonné l’idée de faire un petit jardin, et je suis allé cueillir mes légumes dans le jardin à Denise.  

 

Faustin Gallant est issu d’une famille très musicale.  Il joue de la guitare, il aime “jammer” avec d’autres musiciens.  “J’aime surtout le country, mais aussi le Bluegrass. C’est de la bonne musique.  On est très musiciens dans la famille. Ma sœur, Marguerite, joue du piano et son fils, Allan, est un excellent joueur de guitare.  Il a joué à notre 60e anniversaire et nous-même, Evelyne et moi, on a fait quelques chansons”, dit Faustin qui se rend chaque dimanche au Village musical acadien, en hiver, pour faire de la musique avec d’autres musiciens de la région.  

 

Même si la vie de retraite est bonne pour Faustin, 84 ans, il a tout de même passé au travers d’un cancer, en 2004, et de nouveau en 2007.  Evelyne a quant à elle connu cette maladie également en 2007. Maintenant, le couple semble en parfaite santé, prêt à accueillir ses premiers arrières-petits-enfants.  “On n’en a pas encore. Nos petits-enfants ont entre 30 et 21 ans”, précise Evelyne.  

 

Les petits enfants et les enfants étaient réunis au Centre Vanier à Wellington le samedi 3 août pour un grand souper auquel étaient conviés parents et amis.  “Nos enfants et nos petits-enfants avaient fêté nos noces d’or, en 2009, et quand ils nous ont dit vouloir fêter nos noces de diamant, nous avons d’abord refusé, mais finalement, on est bien content d’avoir accepté”.

 

Pendant quelques jours, la maison ordinairement tranquille de Faustin et Evelyne a été un véritable quartier général.  Toutes les galettes blanches qu’Evelyne avait préparées avant l’arrivée de la visite ont disparu comme par magie. Il reste quelques souvenirs ainsi qu’une belle photo du couple prise tenant sa photographie de noces.  

 

 Lors de la soirée de leur 60e anniversaire de mariage au Centre Vanier, le samedi 3 août, la famille a donné à Faustin et Evelyne une photographie d’eux-mêmes tenant sa photographie de noces.  Pour faire un clin d’œil à ce geste, La Voix acadienne a ajouté un troisième niveau à la scène.  

 

La photo de noces prise il y a 60 ans. (Photos: J.L.)

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