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Le 18 juin 2019

- Par Jacinthe Laforest

Une des dernière tâche de Nathalie Arsenault au Carrefour de l’Isle-Saint-Jean sera de mener à bien l’assemblée générale annuelle du 18 juin prochain.  (Photo : J.L.)

 

Après trois années à la direction du Carrefour de l’Isle-Saint-Jean, Nathalie Arsenault a annoncé récemment qu’elle quittait son poste pour se donner un autre défi.  «Quand je suis arrivée, après une période mouvementée, l’organisation manquait de stabilité», indique Nathalie Arsenault qui quittera son emploi vers la fin du mois de juin.

 

Dans sa tête, l’image qu’elle utilise est celle d’un tremblement de terre.  «À la suite du séisme, une équipe s’est chargée de ramasser les gros débris.  Quand je suis arrivée, je me suis attelée à la fondation.  Pour moi, ça voulait dire instaurer une bonne culture de travail, rétablir la confiance avec la communauté et continuer à valoriser nos partenariats», décrit la directrice.

 

Une des choses à améliorer était le fonctionnement interne.  Les politiques et procédures, les contrats de location de salles et de réservation, les descriptions de tâche, les évaluations du personnel, tous ces règlements qui régissent le bon fonctionnement d’un organisme, qui est aussi une entreprise de service, manquaient à l’appel, si bien que les décisions manquaient de constance.

 

«Pendant les six premiers mois, je me suis attachée à mettre en place des structures pour mieux encadrer le personnel et le travail du personnel.  Avec cette base, j’ai construit une équipe qui fonctionne très bien, où il y a une grande cohésion, à laquelle je fais pleinement confiance», indique Nathalie Arsenault.

 

Parallèlement à son travail interne, Nathalie a aussi agi sur les contacts avec la communauté, une personne à la fois.  «Nous travaillons avec les médias sociaux et nous les utilisons à leur maximum, mais ce n’est pas avec ça que nous construisons nos relations.  Nous misons sur les contacts personnels que nous entretenons avec nos clients, les parents de l’école, les parents des enfants qui viennent auCPE, et tous les gens qui participent à nos activités, toujours en instiguant de la bienveillance et du positif.

 

Comme organisation, nous avons dit non au cynisme et nous avons accueilli la bienveillance et le positif.  Et c’est ce que les gens viennent chercher ici», dit celle qui sera analyste au Secrétariat des affaires acadiennes et francophones d’ici quelques semaines.

 

Le développement communautaire est un domaine de travail qui ne convient pas à tout le monde.  «Les résultats se font souvent attendre longtemps, alors, il faut être patient et avoir de la confiance en soi.  Et il faut savoir rester sur sa vision.  Et en passant, ce n’est pas si facile que cela à faire.  On peut facilement se laisser distraire du grand portrait», dit Nathalie.

 

Une des qualités requises pour travailler en développement communautaire est l’humilité et l’art de partager le crédit du fonctionnement d’une organisation, ou de demander de l’aide au besoin.

 

«Au début, j’ai eu besoin d’aide, et j’ai demandé.  Et je dois dire que le conseil d’administration du Carrefour, et la présidente, Tammy Mac William, qui a été élue un peu avant que j’arrive, ont été d’une aide précieuse», dit la directrice sortante.

 

Quelques conseils

 

À l’impossible, nul n’est tenu.  Cette phrase a été accrochée au mur du bureau de Nathalie pendant plusieurs mois.  Rester sur sa vision et être stratégique parce qu’«on peut s’éparpiller comme ce n’est pas possible en développement communautaire», affirme celle qui sera peut-être tentée de renouer avec ce domaine, dans l’avenir. 

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