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Le 8 janvier 2019

Edmond et Zita Gallant de Saint-Timothée collectionnent La Voix acadienne depuis les premiers numéros.  À la toute fin de l’année 2018, ils ont décidé de mettre fin à leur collection et d’en remettre la totalité à La Voix acadienne, une démarche, que la directrice du journal Marcia Enman a beaucoup appréciée.  (Photo : J.L.)


À la toute fin de l’année 2018, Edmond et Zita Gallant de Saint-Timothée dans la région Évangéline, ont mis fin à une collection qu’ils enrichissaient depuis 43 ans, fidèlement, chaque semaine, en y ajoutant le plus récent numéro de La Voix acadienne. 

«Au début, c’était nouveau, c’était excitant.  On ne voulait pas les jeter parce qu’on trouvait cela trop précieux.  Mais on n’a pas décidé de faire la collection complète dès le départ.  Ça s’est fait naturellement lorsque l’on s’est rendu compte qu’on avait déjà plusieurs numéros.  Après, on a tout gardé», explique Edmond Gallant. 

La collection commençait à prendre beaucoup de place dans la maison.  D’abord placés dans des classeurs, les journaux ont été entreposés dans desbacs en plastique. 

«C’est arrivé souvent qu’on retourne dans nos journaux pour chercher des informations.  C’était plus facile si on avait une bonne idée de l’année ou du mois ou même de la date du journal.  On trouvait toujours ce qu’on cherchait», dit Edmond. 

Les Gallant ne se contentaient pas de recevoir le journal à la maison et de le mettre dans le classeur.  «On le lisait, et on le lit encore d’un couvert à l’autre.  Mais parfois, surtout avant de prendre notre retraite, Zita mettait La Voix acadienne dans le classeur avant que j’aie fini de la lire.  C’était sa responsabilité de s’assurer que La Voix acadienne soit ajoutée à la collection», ajoute Edmond Gallant. 

Les premiers numéros de La Voix acadienne ont paru à l’été 1975.  Il s’agissait d’un projet mené par la Société Saint-Thomas-d’Aquin, qui avait embauché plusieurs étudiants.  Trois de ces étudiants, Éveline Poirier, Jeanne Maddix et Robert Arsenault, étaient responsables de la publication de La Voix acadienne, et c’est Éveline Poirier qui était la rédactrice en chef.  Durant ce premier été de publication, le journal sortait toutes les deux semaines.  La toute première parution parlait à la une d’une nouvelle structure pour la Société Saint-Thomas-d’Aquin, du tout nouveau Centre Goéland et de l’arrivée des téléphones à cadran à Wellington prévue pour le 25 août 1975. 

À partir du 30 juin 1976,La Voix acadienne a été publiée chaque semaine et c’est toujours à cette fréquence que les abonnés reçoivent leurs pages hebdomadaires sur papier ou, depuis quelques années seulement, de façon électronique. 

La collection de Zita et Edmond occupe 10 boîtes comme celles qu’on voit sur la photo et chaque boîte comporte environ quatre ans de publications.  Tous ces journaux sont conservés dans les bureaux du journal, au Centre Belle Alliance à Summerside.

Mentionnons aussi qu’il est maintenant facile de consulter d’anciens numéros de La Voix acadienne grâce à la section «Archives» sur le site Web.  Au fil des années, La Voix acadienne a réussi à numériser les anciens numéros depuis les tous débuts ce qui a permis de les ajouter aux archives numériques.  N’importe qui, à partir de la maison, peut donc faire des recherches sans se salir les doigts.  C’est probablement ce qu’Edmond et Zita Gallant vont faire dorénavant. 

- Par Jacinthe Laforest

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