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Le 5 août 2020

Marise Chapman, directrice de l’école La-Belle-Cloche à Rollo-Bay et directrice par interim de la Commission scolaire de langue française, lors de la présentation aux médias du plan de réouverture des écoles.

 

Le ministre de l’Éducation Brad Trivers, accompagné notamment de Heather Morrison et de Marise Chapman, directrice par intérim de la Commission scolaire de langue française, a annoncé mercredi 5 août le plan de retour à l’école des milliers d’élèves de la province. Reconnaissant que «l’apprentissage se fait mieux dans les écoles avec un personnel formé», Brad Trivers a détaillé les grandes lignes du document de 34 pages. Ce plan sera adapté pour correspondre aux spécificités des 62 écoles de la province. Voici ce qu’il faut en retenir :

 

•  Tous les enfants seront de retour à l’école le 8 septembre, toutes les classes sont concernés, y compris les cours spéciaux (musique, etc.). 

 

•  Les parents devront faire un précontrôle : ils seront chargés, chaque jour, d’évaluer les symptômes de leurs enfants sur la base d’un questionnaire précis, pour décider de les envoyer, ou non, en classe.

 

•  Si des enfants ont des problèmes de santé particuliers empêchant leur retour en classe (immunodéficience par exemple), un plan particulier sera mis en oeuvre, au cas par cas. 

 

Le personnel signera une déclaration au début de l’année attestant de l’absence de symptôme et du respect des directives du bureau de la médecin hygiéniste en chef en ce qui concerne les voyages.

 

•  Les élèves devront tous avoir un masque avec eux. Il sera fortement recommandé à ceux des niveaux 7 à 12 de le porter dans les espaces communs, dont les classes, lorsque la distance de 2 mètres ne peut pas être respectée. Les plus jeunes pourront aussi le porter, mais le ministre «n’a pas d’attente irréaliste» sur ce point. Heather Morrison explique que les jeunes enfants sont moins susceptibles de transmettre le virus que les adolescents. 

 

•  Le personnel sera aussi pourvu en masque et devra le porter à l’intérieur.

 

•  Principale annonce de la journée : les enfants seront répartis en «cohortes», des sous-groupes de taille réduite autant que possible. Ces cohortes auront des horaires d’arrivée et de départ spécifiques. Chaque cohorte aura classe dans une zone désignée de l’école, avec du personnel dédié. 

 

•  Pour les cours nécessitant la présence de plusieurs cohortes, la musique par exemple, les élèves seront installés à distance les uns des autres. 

 

•  Les parents sont encouragés à déposer leurs enfants en voiture (ils ne pourront pas sortir du véhicule). Le ministère recommande aussi aux enfants qui le peuvent de venir à pied ou à vélo. 

 

•  Le service de bus restera disponible. Dans les bus, les cohortes seront mélangées, l’usage du masque sera dont fortement recommandé (pour les chauffeurs aussi) et les membres d’une même famille devront s’assoir ensemble. Les itinéraires seront revus pour minimiser les transferts. 

 

•  Un journal des présences à l’école sera conservé pour faciliter la recherche de contact. 

 

•  Si un élève présente des symptômes pendant la journée, il sera isolé avec un masque et ses parents seront contactés pour le chercher, la salle de classe sera désinfectée. Selon les symptômes et leur persistance, un appel au 811 sera peut être nécessaire. «Une fièvre peut être due aux dents qui poussent», donne en exemple Marise Chapman. 

 

•  Si un membre du personnel est malade, un plan similaire sera mis en oeuvre.

 

•  Le partage de matériel, notamment sportif, sera minimisé autant que possible. Tout sera nettoyé et désinfecté plusieurs fois par jour. Le lavage des mains sera fait régulièrement. Des stations délivrant du gel hydroalcoolique seront installées. «C’est du bon sens», insiste Brad Trivers.

 

•  Il n’y aura pas de voyage scolaire en dehors de l’Île.

 

En ce qui concerne le programme, les enfants rattraperont les manques de l’année passée, notamment en mathématiques et en alphabétisation. Certains sujets de l’année 2020/21 seront étudiés en priorité, au cas où les écoles doivent fermer à nouveau. 

 

Du personnel supplémentaire est prévu pour pouvoir mettre en oeuvre ce plan. Quelques enseignants (moins de 10) vont être embauchés à la Commission scolaire de langue française, un chauffeur de bus en plus est annoncé, ainsi que 4 nouveaux adjoints administratifs.

 

Le ministre insiste sur le côté «flexible» de ce plan, conçu selon les directives de la médecin hygiéniste en chef. «Il pourra changer selon ce qu’on apprend», ajoute Brad Trivers. Les plans spécifiques à chaque école francophone seront rendus publics au cours du mois d’août.

 

Plus d’informations dans notre édition de la semaine prochaine

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