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Le 1er juillet 2020

- Par Jacinthe Laforest

Yvette Deschênes a reçu plusieurs pages d’instruction à suivre pour que son gîte du passant soit opérationnel cet été.  Alors que des réservations faites plus tôt cet hiver ont été annulées, de nouvelles sont rentrées dès l’annonce de la création de la «bulle de déplacement». (Photo : J.L.)

 

Depuis le 26 juin, les Prince-Édouardiens profitent d’une liberté accrue, même si les règles sanitaires restent en vigueur et le seront vraisemblablement pour un bon bout de temps. 

 

Prévoyant l’entrée en vigueur de cette phase, des écoles de l’Île-du-Prince-Édouard ont retardé leurs cérémonies de remises de diplômes, dans l’espoir de pouvoir accueillir plus de monde. 

 

C’est le cas notamment de l’École-sur-Mer, qui a retardé sa cérémonie d’une semaine pour profiter de l’assouplissement des règles, et de l’École François-Buote, qui a opté pour une cérémonie le 4 juillet, alors qu’un programme provisoire prévoyait le 18 juin. 

 

Tout en confirmant le début de la phase 4, le mercredi 24 juin, la médecin-hygiéniste en chef de l’Île a tenu à rappeler aux Prince-Édouardiens qu’il est toujours nécessaire de pratiquer l’éloignement physique, de se laver les mains avec de l’eau et du savon, de rester à la maison lorsqu’on nese sent pas bien, et de respecter les autres mesures de santé publique même si certaines restrictions s’assouplissent.

 

En résumé, la Dre Heather Morrison a annoncé que la limite pour les rassemblements organisés est maintenant de 50 personnes.  Les rassemblements organisés comprennent les services religieux, les sports organisés, les camps de jour, les mariages, les funérailles, les graduations, etc.   Pour ce qui est des rassemblements personnels, les limites n’ont pas changé c’est-à-dire un maximum de 15 personnes à l’intérieur et de 20 personnes à l’extérieur.  «Il faut continuer à pratiquer l’éloignement physique avec les personnes qui ne font pas partie de l’unité familiale immédiate», précise le Dr Morrison. 

 

C’est la saison des camps de jour

 

Les camps de jour ont eu la permission de rouvrir leurs portes le 1er juin, lorsque la phase 3 a commencé.  La phase 4 n’apporte pas de modifications notables et les camps de jour (ainsi que les services de garde non agréés) poursuivent leurs activités conformément aux exigences actuelles. 

 

Parmi ces «exigences actuelles» les coordonnées de tous les clients et du personnel participant au programme de garde doivent être consignées au quotidien.  Pour ce faire, une personne responsable peut soit prendre les présences sur les lieux, soit les prendre de façon électronique puis confirmer les présences sur les lieux.  Le registre doit comprendre le nom et le numéro de téléphone des personnes concernées et être conservé pendant un mois pour faciliter la recherche des contacts au cas où d’autres cas se manifesteraient. 

 

Un processus interne devrait permettre d’aller chercher ces données rapidement au besoin, même la fin de semaine.  Tout registre doit être conservé dans un endroit sûr, puis détruit selon une métho-de sécuritaire afin de protéger la confidentialité de l’information des participants.  Dans le cas de documents papier, une destruction sécuritaire implique à tout le moins le déchiquetage transversal.

 

La plupart des activités sont permises, en tenant compte de quelques ajustements : des données indiquent que le chant et l’utilisation d’instruments à vent et de cuivres peuvent projeter les gouttelettes respiratoires beaucoup plus loin que d’autres activités.  Le chant, les instruments à vent et les cuivres sont seulement permis si les chanteurs et les musiciens sont à au moins 3,5 mètres (12 pieds) les uns des autres et de toute autre personne sur les lieux.

 

Les activités et les sports à plein contact pourraient être autorisés avec d’importantes modifications : par exemple, les formes et les routines d’arts martiaux pourraient être exécutées, mais les combats d’entraînement sont interdits sauf entre des personnes qui habitent ensemble.

 

Visiteurs de l’extérieur accueillis

 

Les établissements d’hébergement comme les campings, les auberges, les maisons et les gîtes touristiques ont eu la permission d’accueillir les gens de l’extérieur de l’Île, alors que depuis le 1er juin, ils pouvaient accueillir seulement les gens de l’Île.

 

Yvette Deschênes, propriétaire du gîte du passant Chez Yvette à Urbainville, craint que cette nouvelle «permission» ne change pas grand-chose pour elle.

 

«On avait des réservations, mais elles sont presque toutes annulées.  Il me reste seulement une réservation pour juillet et trois pour le mois d’août.  J’ai peur que la saison soit très tranquille».

 

La dame avoue que le contact avec les visiteurs lui manque.  «J’aime ça, jaser avec les gens, et apprendre des choses, ça me manque.  L’an dernier à cette date-ci, mon gîte était presque plein pour l’été».

 

Yvette Deschênes a reçu une liste exhaustive des protocoles d’accueil en vigueur cette saison et elle est prête à les respecter à la lettre, si elle a des clients.  L’ouverture d’une bulle atlantique est une bonne nouvelle pour les entreprises comme la sienne, mais par tradition, elle accueille aussi beaucoup de visiteurs du Québec et de l’Ontario, qui sont encore, jusqu’à nouvel ordre, exclus de la fameuse bulle. 

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