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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 6 mai 2020

- Par Jacinthe Laforest

Tyler Betts (à gauche) n’était pas impressionné par sa récolte du 1er mai.

 

Traditionnellement, les eaux entourant le quai de Cap-Egmont sont un lieu de ponte pour le hareng vers la fin du mois d’avril.  Le hareng était au rendez-vous le 30 avril mais le 1er mai, les poissons avaient décidé de respecter les consignes d’éloignement physiques. 

 

Vers 8 h 30, il y avait seulement deux bateaux sur l’eau et au moins l’un d’eux changeait de place souvent, un signe que la recherche pour un banc de hareng prometteur se poursuivait. 

 

Tyler Betts, un pêcheur de West Point, a rapporté sa cargaison au quai vers 9 h.  «Ce matin, ce n’était pas très bon.  Mais c’est mieux que rien», a indiqué l’homme en désignant le fond de son bateau, tout de même recouvert de poissons. 

 

Sur le quai, quelques pêcheurs discutaient.  Tout à coup, l’un d’entre eux a rappelé aux autres qu’ils devaient maintenir une distance entre eux, et tous se sont éloignés un peu. 

 

Même si, à l’Île-du-Prince-Édouard, le hareng du printemps est surtout  pêché pour servir d’appâts dans les casiers à homard, c’est aussi un excellent poisson pour la consommation humaine.  On le fume, on le met en conserve et également, on le mange frais cuit à la poêle ou au four.  D’ailleurs, plusieurs pêcheurs sur le quai ce matin du 1er mai ont acheté quelques poissons pour s’en faire un bon repas. 

 

Le retour au port à toute vitesse.  (Photos : J.L.) 

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