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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 24 mars 2020

- Laurent Rigaux / Initiative de journalisme local - APF – Atlantique

Heather Morrisson.  (Photo : Gouvernement de l'Î.-P.-É.)

 

Lors de sa conférence de presse quotidienne, mardi 24 mars, Heather Morrison est revenue longuement sur la différence entre l’éloignement social et l’auto-isolement.

  

Il y a toujours 3 cas confirmés à l’Île-du-Prince-Édouard. Plus de 2000 cas et 25 décès sont comptabilisés au Canada. «6% des cas sont hospitalisés, 2% sont aux soins intensifs», selon la médecin-hygiéniste en chef.

 

Tous ceux qui reviennent à l’île depuis le 8 mars, que ce soit de l'étranger ou du Canada, doivent s'auto-isoler pendant 14 jours. «J'en parle tous les jours. C’est comme jouer un disque rayé», a noté Heather Morrison. Tous ceux qui ont des symptômes, toux, fièvre ou essoufflement, doivent faire de même, en plus d’appeler le 811. «L'auto-isolement, c'est 14 jours chez soi», a-t-elle répété en français.

 

Tous les autres Insulaires doivent pratiquer l’éloignement social : pas de visites aux amis, à la famille, surtout pas aux personnes âgées. L’épicerie n’est faite que par une personne dans la famille. «Et, lavez-vous les mains, lavez-vous les mains!», a supplié Heather Morrison.

 

Elle estime que l'incompréhension subsiste au sein de la population, car «ces mots sont nouveaux» et que certains «ne comprennent pas parce qu'ils s'estiment en bonne santé».

 

«Le temps de passer à l'action est maintenant»

 

Pour convaincre les habitants de l’importance de ces mesures, elle a expliqué brièvement le principe de la courbe épidémique : «Le nombre de cas monte, jusqu’à un pic, et ensuite ça redescend. Si nous ne faisons rien, le pic de malades peut être au-dessus de la capacité de notre système de santé. Il faut aplatir la courbe. Le temps de passer à l'action est maintenant!»

 

À la suite de l’annonce, hier soir, d’un durcissement des contrôles, avec de possibles amendes à la clé, Heather Morrison a expliqué que des discussions avaient déjà eu lieu avec certaines personnes qui ne comprenaient pas forcément les mesures. «Il y a eu une situation de réticence, mais après une discussion ferme, c’est rentré dans l’ordre», a-t-elle raconté.

 

Elle a également évoqué la capacité de survie du virus de «plusieurs heures à plusieurs jours» sur certaines surfaces : «Si vous touchez quelque chose, une porte, un comptoir, ne touchez pas votre visage avant de vous laver les mains.» En revenant de l’épicerie, «lavez-vous les mains avant de toucher la nourriture et de faire la cuisine», a-t-elle ajouté.

 

Interrogée sur la poursuite de certains chantiers de construction, elle a convenu que cela posait «des défis» pour équilibrer la poursuite de l’activité et l’éloignement entre les travailleurs. «Certains chantiers ne peuvent pas s’arrêter pour des raisons de sécurité, a-t-elle déclaré. Les ouvriers doivent notamment pouvoir se laver les mains sur place.»

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