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18 février 2020

Le 18 février 2020

Selon le rapport 2019 de l’Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation, 136 femmes et filles ont ététuées lors d’agressions violentes au Canada en 2019.  Sur ces 136 femmes et filles, 100 ont été tuées par des accusés masculins.  Ces accusés masculins étaient des conjoints actuels ou anciens dans une proportion de 59 %, des amis et connaissances dans une proportion de 9 %.  Dans 26 % des cas, il s’agissait de fémicides familiaux et dans 6 % des cas seulement, les hommes accusés étaient des étrangers. 

 

L’observatoire va plus loin dans l’analyse des statistiques.  Les partenaires intimes ayant tué leur partenaire étaient, dans 70 % des cas, mariés ou conjoints de fait.  Les autres étaient des fréquentations ou des relations intimes non spécifiées. 

 

Les victimes

 

Des statistiques sur les victimes ont été compilées par l’Observatoire.  La victime la plus âgée en 2019 avait 94 ans et la plus jeune, 1 an.  Les victimes de 17 ans et moins comptent pour 6 % des 136 victimes.  Les 18 à 34 ans comptent pour 27 % des 136 victimes.  Les 35 à 54 ans comptent pour 33 % et finalement, les 55 ans et plus comptent pour 34 % des victimes.

 

Selon le rapport de l’Observatoire, 38 % des victimes ont été tuées dans des zones rurales ou des petites villes; 35 % des hommes accusés de fémicides se sont suicidés.  De plus, 53 % des femmes/filles ont été tuées dans leur propre maison ou dans le logement qu’elles partageaient avec l’accusé. 

 

Qu’est-ce qui permet de crier au fémicide?

 

L’Observatoire canadien du fémicide se base sur plusieurs critères pour décider qu’un décès violent d’une femme constitue un fémicide, et non un «simple» homicide.   

 

En voici quelques-uns : Le meurtre est précédé de comportements coercitifs contrôlants, de confinement forcé, de menaces, d’oppression ou de domination, de violences excessives ou sexuelles ou de menaces de blessure ou de pire.  Si la victime a été mutilée, si elle était enceinte, si elle a rejeté l’accusé dans le passé et si la victime «disparaît», sont autant d’indices qui font qu’un homicide est qualifié de fémicide par l’Observatoire.  (J.L.) 

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