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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 20 décembre 2019

- Par Jacinthe Laforest

Carlo Lavoie, professeur au département des langues modernes à UPEI, est le représentant de l’Île-du-Prince-Édouard au conseil d’administration d’Acfas Acadie.  (Photo : J.L.)

 

Dès janvier 2020, la section Acadie de l’Acfas sera lancée officiellement.  Acfas est un acronyme qui signifiait, à sa création en 1923, Association canadienne-française pour l’avancement du savoir.  Avec le temps, l’appellation a changé, mais l’acronyme est resté et désigne dorénavant l’organisme dont le but est toujours le même, promouvoir la recherche et valoriser le savoir.

 

Dès 1967, l’Acfas décide d’étendre son action jusqu’à Moncton.  «Ce n’était pas l’Acadie entière à ce moment-là.  C’était presque exclusivement un noyau de chercheurs et de professeurs de l’Université de Moncton.  Cette antenne a fonctionné un temps.  Des collègues sont partis à la retraite, et de nouveaux sont arrivés avec une vision différente du savoir et du rôle qu’une association de promotion du savoir pourrait jouer non seulement à Moncton, mais partout en Acadie».

 

Selon Carlo Lavoie, représentant de l’Île-du-Prince-Édouard au conseil d’administration d’Acfas Acadie, il se fait de la recherche en français à l’Île-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse, à Terre-Neuve-et-Labrador et pas seulement à Moncton ni au Nouveau-Brunswick. 

 

«Nous travaillons en français ou alors, nous sommes des francophones qui faisons nos travaux en anglais, à cause du milieu où l’on vit.  Si on nous donne l’occasion de parler de nos recherches entre nous, nous le faisons en français, et l’Acfas va nous donner cette occasion de partager notre savoir, de l’enrichir par des échanges, mais aussi, d’enrichir celui des autres.  Notre savoir est aussi valable que celui d’ailleurs», dit Carlo Lavoie. 

 

L’Acfas est surtout vue comme une association de scientifiques purs et durs : des biochimistes, des physiciens, des mathématiciens, des astrophysiciens, et c’est vrai qu’il y en a dans l’Acfas, mais le savoir est beaucoup plus large que cela.  «À l’Île-du-Prince-Édouard, nous avons des gens qui ont un savoir considérable en histoire, en généalogie, en organisation et développement communautaire.  Tout le travail d’analyse qui se fait au secrétariat aux Affaires acadiennes et francophones, c’est du savoir.  Les méthodes de travail au gouvernement fédéral, c’est du savoir», soutient Carlo Lavoie.

 

Comme quelque 5000 chercheurs canadiens qui ont le français en commun, il va participer au congrès 2020 qui aura lieu à Sherbrooke au Québec.  En attendant, le conseil d’administration de huit ou neuf personnes d’Acfas Acadie a du pain sur la planche.  «Notre section est toute nouvelle.  Nous voulons nous doter d’une vision et d’une mission, et prévoir aussi des activités pour promouvoir la recherche et valoriser le savoir.  Bien souvent, on ne prend pas le temps de réfléchir à ce qu’on sait et aux meilleures façons d’appliquer et d’utiliser ce qu’on sait.  Le savoir est partout», dit Carlo Lavoie. 

 

Professeur de littérature, il fait le pari que les livres véhiculent un savoir qui nous échapperait, n’étant pas de la lecture.  «Cet hiver, je vais donner un cours de littérature québécoise.  Mes étudiants vont explorer Montréal à travers quatre romans, écrits à partir de 1939 jusqu’à nos jours.   J’ai choisi des œuvres qui montrent une progression des pensées et de la société.  J’ai hâte de découvrir comment ils vont analyser tout cela et comment ils vont intégrer cette connaissance dans leur bagage de savoir.  Le savoir est partout», soutient Carlo Lavoie. 

 

Les personnes qui voudraient devenir membres d’Acfas Acadie peuvent le faire en acquittant la cotisation individuelle qui donne droit à plusieurs privilèges, incluant le droit de participer au grand congrès annuel. 

 

Des activités d’Acfas Acadie seront organisées un peu partout en Acadie, incluant l’Î.-P.-É., dans la nouvelle année.    

 

Visitez le www.acfas.ca pour en savoir plus. 

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