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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 6 novembre 2019

- Par Jacinthe Laforest

Lors de l’assemblée générale annuelle de la SSTA du 26 octobre dernier.  (Photo : J.L.) 

 

Lors de son assemblée générale annuelle du 26 octobre dernier à Rollo Bay, la Société Saint-Thomas-d’Aquin (SSTA) a déposé ses rapports annuels pour l’exercice 2018-2019, incluant un rapport financier qui montre un léger surplus pour l’exercice de 11 647 $.

 

La Société Saint-Thomas-d’Aquin affiche des revenus totalisant 1,2 million de dollars en 2018-2019, dont une contribution de 956 400 $ de Patrimoine canadien.   Cette somme inclut le montant de 661 000 $, qui est destiné au fonctionnement des comités régionaux. 

 

La SSTA disposait donc d’un budget de fonctionnement d’environ 300 000 $ pour l’année 2018-2019, une année «très productive», a assuré la présidente de l’organisme Colleen Soltermann, élue en octobre 2018. 

 

«En 2018-2019, plusieurs rencontres politiques ont été organisées avec des représentants de divers paliers de gouvernement, afin de défendre les intérêts et les priorités de la communauté acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard.  Parmi les dossiers discutés, on trouve ceux portant sur la Loi sur les services en français, et l’importance de sensibiliser les ministres et les hauts fonctionnaires sur leurs responsabilités», a indiqué la présidente dans son rapport. 

 

Elle a aussi mentionné que d’autres dossiers ont été discutés avec le gouvernement fédéral, comme l’immigration francophone, la petite enfance et la modernisation de la Loi sur les langues officielles.  La présidente a aussi précisé que les démarches durant la première année de son mandat s’inscrivaient dans la suite du travail effectué sous la présidence de son prédécesseur, Guy Labonté. 

 

La directrice générale de la SSTA, Isabelle Dasylva-Gill, est entrée en fonction en mai 2018.  «Pour progresser, il ne suffit pas de vouloir agir, il faut d’abord savoir dans quel sens agir», a-t-elle dit, en ouverture de son rapport annuel, présenté lors de l’AGA».

 

Elle a utilisé cette citation pour expliquer son approche vers ses nouvelles fonctions, en commençant par une tournée des régions et des partenaires communautaires et gouvernementaux.  «L’établissement et le renforcement des relations sont les éléments les plus importants pour nouer des liens et travailler en partenariat pour saisir de nouvelles possibilités qui se présentent», a dit Isabelle. 

 

Pour une bonne part, ces liens sont entretenus de façon formelle et informelle à l’intérieur du Réseau des développeurs, du comité de travail et de mise en œuvre du Plan de développement global 2017-2027, des directions communautaires régionales, ainsi que dans un sens plus large, de la communauté acadienne et francophone.

 

L’année 2018-2019 a été marquée par la préparation et surtout, la tenue du Congrès mondial acadien (CMA), et l’année en cours, 2019-2020, servira à préparer et à marquer le 300e anniversaire de présence française à l’Île-du-Prince-Édouard. 

 

Quelques propositions 

 

Quelques propositions venues du public ont aidé à clore l’assemblée annuelle de la SSTA, qui marquait, rappelons-le, son 100e anniversaire.  À cette fin, les membres ont donné au conseil d’administration le mandat d’évaluer si ce serait possible de marquer ce jalon important par un ouvrage de référence, sous la forme d’un livre ou d’un documentaire. 

 

Également, les membres ont dit souhaiter que la Société Saint-Thomas-d’Aquin fasse des démarches pour que la Bourse George Coles, donnée seulement aux étudiants qui étudient à l’Île, soit aussi accessible aux étudiants francophones qui sont obligés d’aller étudier en dehors de l’Île-du-Prince-Édouard, pour faire leurs études universitaires en français.

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