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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 29 octobre 2019

- Par Jacinthe Laforest

Le premier ministre Dennis King entend gouverner en collaborant avec le communauté acadienne et francophone. (Photo : J.L.)

 

Si on se fie au discours que le premier ministre Dennis King a livré aux membres de la Société Saint-Thomas-d’Aquin au Pavillon de l’Est le samedi 26 octobre, la communauté acadienne et francophone n’aura plus besoin de brandir les menaces de poursuites judiciaires pour faire avancer ses projets.

 

Premier ministre depuis six mois, Dennis King dit vouloir montrer qu’il est possible de gouverner avec bonté, dans la collaboration et le respect, et sans partisanerie.  «Mon père était le plus gros libéral au monde.  Je sais qu’il serait fier que je sois premier ministre, mais un peu moins que je sois à la tête d’un gouvernement conservateur.   Honnêtement, je ne m’inquiète pas de la couleur politique.  J’ai annoncé cet été, pendant le CMA, que la province allait investir dans l’École Évangéline.  J’ai été critiqué pour cela, et on me critique aussi de travailler avec le député d’Évangéline-Miscouche, Sonny Gallant, qui est libéral.  Bien, Sonny travaille sur ce dossier depuis 15 ans et j’ai une excellente relation avec Sonny», a dit le premier ministre au moment même où le député Sonny Gallant faisait son entrée dans la salle. 

 

«J’ai décidé de financer cette école parce que le besoin était là.  Et le budget que nous allons dévoiler va contenir les mesures pour commencer la planification.  Je me serais senti hypocrite de participer au CMA, de profiter de l’accueil acadien et d’un autre côté, de refuser d’appuyer la communauté dans une étape de son développement».

 

Même s’il est premier ministre depuis peu, Dennis King semblait être au courant du fait que par le passé, la collectivité acadienne et francophone, par l’entremise de la Commission scolaire de langue française, de la Fédération des parents et de la SSTA, avait eu besoin de recourir aux menaces de poursuites judiciaires et régulièrement, de mettre ces menaces à exécution.

 

«Pourquoi passer par des poursuites judiciaires quand on peut faire autrement.  Je veux travailler de façon collaborative et au bout de mon mandat comme premier ministre, j’espère léguer une province encore plus inclusive, plus multiculturelle et plus ouverte aux autres.  Depuis six mois, je suis à la tête d’un gouvernement minoritaire qui fonctionne très bien.  J’espère qu’Ottawa prendra exemple sur nous», a-t-il dit, parlant des belles choses que l’Île exporte ailleurs au pays et dans le monde. 

 

Parlant de l’agrandissement à l’École-sur-Mer, il a utilisé le mot investissement.  Ces travaux d’agrandissement ont d’ailleurs commencé le lundi 28 octobre. 

 

Le premier ministre Dennis King et la présidente de la SSTA Colleen Soltermann.  (Photo : J.L.)

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