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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 18 octobre 2019

- Par Marine Ernoult

Venue pour dévoiler son programme pour les anciens combattants, Elizabeth May a affirmé : «Nous nous engageons à les respecter et à protéger leur vie».

 

En visite à l’Île-du-Prince-Édouard le samedi 12 octobre, la cheffe du Parti vert du Canada Elizabeth May a dévoilé son programme pour les anciens combattants.  L’occasion de l’interroger sur ses idées pour valoriser la culture acadienne et résoudre la pénurie d’éducateurs francophones.

 

C’est dans une salle du centre sportif communautaire de Pownal que la cheffe du Parti vert a donné rendez-vous à ses troupes à une semaine des élections fédérales.  La trentaine de militants présente est déjà sûre de son vote, à l’image de Dennis Wels, retraité originaire de l’Ontario : «On est sur une île ici, on perd des terres après chaque tempête!». 

 

«Les Acadiens, ce ne sont pas des Franco-Ontariens»

 

Elizabeth May n’était pas seulement là pour parler d’écologie.  Elle voulait montrer qu’elle aborde tous les sujets, dont celui des anciens combattants.  «Nous nous engageons à les respecter et à protéger leur vie», a-t-elle expliqué en français.  Les Verts promettent notamment d’améliorer l’accès aux soins des anciens combattants atteints du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et d’augmenter les financements pour les chiens d’assistance.

 

Interrogée sur son message et son programme pour la communauté acadienne, elle a affirmé, toujours en français : «Mon frère et ma sœur habitent au Cap-Breton, mes voisins sont Acadiens, donc je comprends bien que c’est une culture unique.  Ce n’est pas la même qu’au Québec! Les Franco-Manitobains, ce ne sont pas les mêmes que les Québécois, les Acadiens, ce ne sont pas les mêmes que les Franco-Ontariens.  Nous sommes engagés pour la protection de la culture francophone partout au Canada».  La leader des Verts a rappelé son soutien au projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles et son attachement aux centres culturels acadiens. 

 

Augmenter les salaires

 

A ses côtés, Anna Keenan a insisté sur l’importance de l’enseignement du français sur l’île, en particulier chez les plus jeunes.  «Nous savons que c’est avant 7 ans que l’éducation aux langues est la plus efficace», a précisé la candidate du Parti vert dans Malpèque qui s’est elle-même engagée à améliorer son français si elle est élue députée. 

 

L’autre préoccupation d’Anna Keenan, c’est la rémunération des enseignants : «Nous devons augmenter les salaires pour attirer des éducateurs qui viennent d’autres pays francophones, car il y a une grosse compétition avec le Québec.  Nous devons aussi faciliter les démarches pour la reconnaissance de leur qualification».

 

«Nous avons de très grands espoirs d’élire les premiers députés verts sur l’Île-du-Prince-Édouard», a conclu Elizabeth May, avant de s’offrir un bain de foule dans les allées du marché fermier de Charlottetown.

 

La cheffe du Parti vert Elizabeth May est venue rencontrer ses supporters à Pownal, entourée d’Anna Keenan (candidate à Malpèque), Glen Beaton (candidat à Cardigan) à gauche, et de Darcie Lanthier (candidate à Charlottetown) à droite.

 

Anna Keenan, candidate verte à Malpèque, souhaite augmenter les salaires des éducateurs en petite enfance pour attirer plus d’immigrants francophones.  (Photos : Marine Ernoult)

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