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Le 1er mai 2019

- Par Ericka Muzzo

Albert Cormier, récipiendaire du prix de Maître-éleveur de Holstein Canada (au centre) est entouré de Harry Van der Linden (président, Holstein Canada), de son fils Brett, de sa belle-fille Lisamaree, de son petit-fils Ryder et de Joanne Van der Linden lors de la présentation au Congrès national Holstein 2019 à Charlottetown.  Albert Cormier est originaire de Saint-Philippe à l’Î.-P.-É.  (Photo : Holstein Canada)

 

Comme chaque année, plusieurs éleveurs ont été reconnus par l’association laitière à l’occasion de son congrès annuel, qui se déroulait à l’Île la semaine dernière.  Le Prince-Édouardien d’origine Albert Cormier, propriétaire de «Cormdale Genetics», en Ontario, est l’une des 21 personnes qui se sont vus décerner le prix de Maître-Éleveur,. 

 

En présence de membres de sa famille, le vétéran du secteur de la génétique bovine a accepté la prestigieuse plaque de récompense.  Il l’avait d’ailleurs déjà reçu en 2002.  D’après Holstein, ce prix représente «l’apogée de la réussite». 

 

«Monsieur Cormier a reçu ce prix parce que la qualité de ses vaches est au-dessus de la moyenne, depuis longtemps et de manière constante.  On est très fiers de lui remettre ce prix qu’il mérite amplement», souligne la cheffe de la direction chez Holstein Canada, Ann Louise Carson. 

 

Des critères précis et élevés

 

Le prix de Maître-éleveur a été remis à plus de 1 000 membres depuis ses débuts, en 1929, et reconnaît les éleveurs dont les troupeaux ont le meilleur ratio de vaches de grande qualité : production élevée, conformation remarquable, grandes compétences en reproduction, en santé et en longévité.

 

«C’est vraiment spécial pour Albert de recevoir ce prix.  Il est venu de l’Ontario avec son garçon, sa belle-fille et son petit-fils pour assister à la cérémonie», témoigne la sœur du récipiendaire, Yvonne Pitre. 

 

Elle se souvient des débuts d’Albert Cormier dans le secteur de la génétique bovine.  Il a commencé avec le club des 4 H, en tant que juge.  Des années plus tard, il sera reconnu comme le propriétaire de la «vache à un million de dollars», ce qui n’était pas du tout commun dans ces années. 

 

En plus d’être un bon fermier, Albert Cormier a eu énormément de succès en génétique, grâce au processus d’insémination artificielle.  «Il est allé partout à l’international, à un moment il avait jusqu’à cinq fermes.  Mais tout a commencé à Saint-Philippe, avec notre frère Louis», se rappelle Yvonne Pitre. 

 

C’est vers les années 1970 qu’Albert Cormier a déménagé en Ontario, où il a appris l’italien avec son partenaire d’affaires.  «L’an dernier, il est revenu deux semaines à l’Île, il voulait absolument aller pêcher.  Et il y est allé avec son fauteuil roulant et tout, on l’a aidé!» lance en riant la sœur du Maître-éleveur 2018. 

 

Ayant subi un accident vasculaire cérébral il y a quatre ans, le fermier et artisan de la génétique bovine n’est plus aussi actif dans le domaine, qu’il l’était auparavant.  Au fil des ans, il a accompli énormément pour ce secteur, et c’est pour souligner l’ensemble de son œuvre qu’il a été choisi comme récipiendaire par Holstein Canada. 

 

Corinne et Julien Bernard de la ferme Bernadale de Saint-Philippe en compagnie du récipiendaire du prix Maître-éleveur, Albert Cormier.  (Photo : Tania Bernard)

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