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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 1er mai 2019

- Par Ericka Muzzo

Sur la photo, on peut voir des représentants de la ferme Lookout du Québec qui ont reçu le titre du Meilleur éleveur, tandis que la ferme Bernadale de Saint-Philippe à l’Î.-P.-É. a reçu le titre du Meilleur exposant.  C’est Alex et Gilles Bernard, avec la fille de Gilles, Mireille qui ont accepté la bannière.  À droite, se trouve Dale Macphee, commanditaire des bannières de la Compagnie EastGen.  (Photo : Tania Bernard)

 

Des centaines de participants de partout au Canada se sont réunis à l’Île la semaine dernière, à l’occasion du Congrès national Holstein 2019.  Ce fut l’occasion pour les fermiers et éleveurs bovins de se rencontrer, d’échanger et de faire parader leurs plus belles vaches, devant une foule de connaisseurs. 

 

L’événement, qui se déplace dans différents secteurs du Canada chaque année, est articulé autour de l’assemblée générale annuelle de l’association.  Celle-ci regroupe les éleveurs de vaches laitières Holstein, reconnues pour leurs grandes capacités de production moyenne de 8 000 litres par an. 

 

«C’est important pour nous, d’entendre nos membres lors de l’assemblée annuelle, et tant qu’à déplacer tout ce beau monde en travers du Canada, aussi bien en profiter! On organise donc plusieurs activités en parallèle, comme des visites de fermes locales, une belle exposition de vaches et d’autres activités sociales, donc le grand gala de clôture», explique la cheffe de la direction chez Holstein Canada, Ann Louise Carson. 

 

L’Î.-P.-É. avait accueilli le congrès en 2007 pour la dernière fois, et douze ans plus tard, c’était à nouveau son tour.  «Cette province est reconnue pour sa grande qualité d’élevage des vaches Holstein.  C’est d’ailleurs ici qu’on retrouve le ratio le plus élevé de récipiendaires du prix Maître-éleveur, par rapport au nombre d’éleveurs de vaches laitières», souligne Ann Louise Carson. 

 

Pour obtenir ce prix, le plus prestigieux décerné par l’association, il faut cumuler un total de points élevé sur une période de quatorze ans.  Des 10 500 membres, de Holstein Canada, seuls, quelques-uns parviennent chaque année à se démarquer du lot. 

 

«C’est toujours plaisant de se réunir entre passionnés, notre congrès annuel est pratiquement un événement familial», plaisante la cheffe de la direction.  Elle mentionne l’excellent travail réalisé par le comité organisateur de l’Î.-P.-É., qui a permis aux participants de visiter 12 fermes à travers trois circuits différents.  «C’est très convivial, et c’est bon aussi pour le tourisme de l’Île parce que plusieurs viennent de loin, donc ils en profitent pour rester quelques jours de plus», fait remarquer Ann Louise Carson.    

 

L’année a été difficile pour les producteurs laitiers canadiens, avec les embûches semées sur leur route par la question de la gestion de l’offre.  «Je trouve désolant que nos éleveurs soient victimes des conflits politiques entre les États-Unis et le Canada.  C’est un métier qui demande énormément de travail, et nos membres sont extrêmement dévoués.  Il faut comprendre que le système du libre marché ne fonctionne pas au Canada, avec les imprévus météorologiques», se désole la cheffe de la direction. 

 

Au congrès annuel de Holstein, les membres de l’association auront pu se retrouver, faire part des bons et des moins bons coups et s’exclamer devant les plus beaux spécimens bovins du pays.  Une récompense bien méritée pour leur dur labeur. 

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