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06 mars 2019
Le 6 mars 2019
- Par Jacinthe Laforest

«Pendant notre réunion du 25 février, nous avons accueilli trois nouveaux membres et nous avions aussi accueilli de nouveaux membres à l’automne 2018.  Notre comité s’est beaucoup renouvelé dans la dernière année.  Nous avons des Acadiens de l’Île, des francophones issus de l’immigration et d’autres provinces canadiennes, comme moi, et des francophiles.  Nous sommes très représentatifs de la nouvelle francophonie de l’Île», soutient la présidente Jacinthe Lemire dont le second mandat de trois ans prendra fin en décembre prochain. 



Les plus récents membres à faire leur entrée au comité sont Jesse Francis, Ricky Hitchcock et Eileen Chiasson Pendergast, tous trois du comté de Prince.  En octobre 2018, Carol Horne et Carlo Lavoie du comté de Queens, et Jennifer McPhee du comté de Prince ont rejoint les rangs du comité.  Les autres membres sont Stéphane Blanchard et Fatiha Enniri, dont les mandats prendront fin en février 2020, et Rolland Dionne, du comté de Kings, qui terminera son second mandat en même temps que la présidente. 

«Notre réunion du 25 février était importante, car nous y avons discuté de nos priorités pour l’année 2019-2020.  Nous ne sommes pas en mesure de les dévoiler à ce point-ci parce que nos partenaires gouvernementaux n’en ont pas encore pris connaissance.  Cependant, nous avons discuté en général du potentiel que représentent les services en ligne, du point de vue de la désignation.  C’est une des avenues que nous explorons et il y en a d’autres», a insisté Jacinthe Lemire. 

En ce début des Rendez-vous de la Francophonie, la présidente du CCCAF encourage les gens à demander des services en français ou à dire quelques mots en français quand ils s’adressent aux employés du gouvernement ou même dans leurs interactions quotidiennes. 

«On parle beaucoup de l’offre active, qui relève des employés de la province, mais on pourrait aussi parler de la “demande active” de la part des gens.  Ça peut se faire par un simple mot d’appréciation du service, ou par des salutations en français pour informer l’employé de votre langue de choix», soutient Jacinthe Lemire qui avoue cependant qu’elle-même, malgré son haut degré de sensibilisation, oublie parfois de faire la demande active. 

La Loi sur les services en français a franchi le cap des cinq ans en décembre dernier, depuis sa promulgation.  «On commence à voir au gouvernement un changement d’attitude et la mise en place de bons réflexes : on pense aux services en français beaucoup plus tôt dans la planification, alors que dans le passé, il fallait corriger après coup.  Bon, il faut dire qu’il y a des ministères et des agences qui sont plus proactifs que d’autres, mais on va tout de même dans la bonne direction», estime Jacinthe Lemire. 

Elle en profite pour rappeler que les francophones peuvent mettre leur nom pour devenir membre de n’importe lequel des nombreux comités du gouvernement, en posant sa candidature à Contribuons à l’Î.-P.-É.