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27 février 2019
Le 27 février 2019

- Par Jacinthe Laforest



La consultation à Tignish, tenue le mardi 19 février, a conclu la tournée des six régions dans le but d’élaborer un plan d’embellissement des municipalités et régions hôtesses, en vue du CMA en août prochain. 

La consultante spécialisée en tourisme et en éducation, Linda Lowther, a reçu de l’Association touristique Évangéline, le mandat de produire un plan qui servirait à présenter une seule demande financière auprès des bailleurs de fonds, plus précisément, l’Agence de promotion économique du Canada Atlantique, qui s’est engagée à financer des projets pour un montant pouvant atteindre les 125 000 $ répartis dans les six régions. 

«Idéalement, j’aimerais être en mesure de fournir le plan final d’ici la mi-mars, car le temps commence à presser.  Au départ, j’avais prévu de revenir dans chaque région pour confirmer avant de produire le plan final, mais nous devrons procéder autrement.  Il faudrait présenter la demande assez rapidement», insiste Linda Lowther. 

Cette dernière préfère ne pas dévoiler les projets spécifiques qui ont été priorisés dans les régions, mais en général, on parle de développer et d’installer des bannières historiques, de marquer l’entrée des municipalités par des repères visuels acadiens, de massifs de fleurs, et aussi d’autres projets spécifiques à chaque municipalité. 

«Notre bailleur de fonds va certainement privilégier des projets qui vont créer un legs, et qui vont ajouter quelque chose, à long terme, à l’offre faite aux visiteurs et à l’ensemble des citoyens», a insisté Linda Lowther. 

Dans la région Prince-Ouest, le patrimoine est très riche.  Lors de la discussion, il a beaucoup été question des artistes comme Alma Buote, et toute sa famille, qui a fondé le journal l’«Impartial» et à laquelle on attribue aussi le tout premier roman écrit en Acadie. 

Il a aussi été question de la terre qui appartenait autrefois à feu Anita Chiasson, sur laquelle une authentique digue, construite par les Acadiens des premières générations à Tignish, serait encore visible. 

Les projets jugés prioritaires seront analysés du point de vue de leur faisabilité dans les temps et les budgets disponibles.  Il faut garder en mémoire que 30 % du financement doit venir des partenaires locaux, au moyen de collectes de fonds, de commandite d’entreprises privées, de financement municipal ou d’autres sources de financement.  Pour un projet totalisant 20 000 $, le bailleur de fonds fournira 14 000 $ et les partenaires locaux doivent pouvoir y investir 6 000 $.  Pour un projet totalisant 30 000 $, la portion locale monte à 9 000 $, ce qui est un montant appréciable. 

À Prince-Ouest comme ailleurs, les gens ont très hâte au Congrès mondial acadien.  «Ce sera un grand rassemblement», a indiqué Eileen Chiasson Pendergast.  Claudette», quant à elle, a aussi très hâte, à cette occasion, de manifester toute la fierté qu’elle ressent pour sa langue et sa culture.  «Autrefois, j’étais gênée.  J’avais honte de parler français, mais plus maintenant», dit Claudette LeClair.  Retraitée du gouvernement provincial, elle fait de la suppléance à l’école Pierre-Chiasson, et elle travaille aussi au centre de la petite enfance L’Arc-en-ciel.  «Je parle français chaque jour et j’aime ça», dit-elle. 

Linda Lowther (à gauche) anime la discussion avec les participants à la consultation de Tignish.


Judy Morrissey-Richard et Amy Blanchard-Graham ont participé avec entrain en donnant leurs idées et suggestions.  (Photos : J.L.)