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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 8 janvier 2019

La sécurité sur Internet est une préoccupation pour Réjeanne Arsenault.  Elle aimerait en savoir plus sur les façons de protéger Katherine, sa fille de 10 ans, des personnes mal intentionnées qui parcourent le Web.


En 2019, rares sont les personnes qui pourraient vivre et travailler sans leur précieuse connexion à Internet : information, divertissement et connectivité, tout cela au bout des doigts. 

Tout ce qu’il y a de bon dans Internet a aussi un côté plus sombre.  Des événements s’étant produits récemment au Nouveau-Brunswick, où une fillette de 8 ans a été victime de sollicitations peu nobles, ont été un rappel pour des familles et une discussion sur Facebook s’est amorcée. 

Réjeanne Arsenault est la mère de Katherine, 10 ans.  La jeune demoiselle a reçu en cadeau à Noël une tablette, cadeau de grand-maman.  «On a tout de suite parlé de l’utilisation de la tablette : pas plus que 20 minutes à la fois, pour reposer les yeux.  Mais il y a aussi la sécurité sur Internet qu’il faut surveiller», dit Réjeanne Arsenault.    

Katherine est très débrouillarde et elle sait déjà naviguer facilement dans ses applications.  «Une de mes amies m’a parlé de l’application TikTok.  Je l’ai installée.  Et j’ai fait très attention pour que seules les personnes que je choisis puissent me voir.  C’est la même chose pour Instagram», assure la fillette. 

Réjeanne Arsenault ne vérifie pas chaque jour les messages que sa fille reçoit.  «Peut-être que je ne le fais pas assez souvent.  De temps à autre, je lui demande qui est celle-ci ou celle-là, et elle le sait toujours.  Ça me rassure.  Ça veut dire qu’elle ne reçoit pas des messages de personnes qu’elle ne connaît pas.  Mais j’aimerais me sentir plus à l’aise avec tout ça.  Parfois, je me sens dépassée», avoue Réjeanne Arsenault qui travaille pourtant dans des programmes informatiques à longueur de journée. 

Elle aimerait avoir accès à des informations pratiques sur les applications les plus courantes et les plus susceptibles d’intéresser sa fille.  «Je ne veux pas des réunions théoriques sur des grands principes.  Je veux juste savoir où aller dans les applications pour régler le niveau de sécurité pour ma fille et aussi pour moi même.  Je ne suis pas à l’abri de me faire voler mon identité.  Personne n’est à l’abri», soutient-elle. 


Géolocalisation, bon ou mauvais

«Je sais qu’il y a des parents qui veulent être capables de géolocaliser leur enfant, par leur téléphone.  Cependant, moi, je n’aimerais pas que tout le monde puisse savoir où Katherine se trouve à quel moment de la journée.  Alors je ne permets pas la géolocalisation sur ses applications».

À 10 ans, Katherine n’a pas encore de compte Facebook et elle ne semble pas être impatiente d’en avoir un.  «Je pense que quand j’aurai 20 ans, j’en aurai un.  Dans ma classe, je pense qu’il y a seulement quelques élèves qui ont une page Facebook», dit Katherine.

Katherine et sa mère ont une relation de confiance.  «Je pense qu’elle me ferait assez confiance pour me le dire si quelqu’un lui envoyait un message pour lui demander de faire des choses étranges», dit la mère, aussitôt approuvée par sa fille qui fait «oui» de la tête. 

Réjeanne Arsenault ne sait pas exactement qu’elle serait la meilleure manière de se renseigner et d’assurer que les autres parents qui le veulent soient eux aussi informés des meilleures façons de protéger les enfants, mais elle aimerait que la discussion ne finisse pas avec cet article. 

- Par Jacinthe Laforest

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