FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 16 avril 2014

Becka Viau est la seule femme de l’Î.-P.-É. qui partagera sa vision intrépide.

Les promotrices du grand projet féminin : Une vision intrépide, ont dévoilé la semaine dernière les noms des 23 femmes choisies pour partager leur vision du Canada, lors de la conférence de septembre prochain.  

Deux Acadiennes, Noëlla Arsenault et Eileen Chiasson Pendergast, étaient finalistes, parmi les quelque 20 finalistes provenant de l’Île et leur candidature n’a pas été retenue.  D’ailleurs, une seule femme de l’Île a été sélectionnée.  Il s’agit de l’artiste multidisciplinaire Becka Viau, qui, a moment de l’annonce, était sur le point de donner naissance.  

Noëlla Arsenault était présente lors de l’annonce.  «Je ne suis pas déçue du tout de ne pas avoir été choisie.  J’aurais accepté, mais c’est tout de même beaucoup de travail de préparation, d’ici septembre.  Je suis fière que quelqu’un ait cru que j’étais à la hauteur», dit Noëlla Arsenault.  

Elle se réjouit du choix de Becka Viau.  «Elle est jeune, et elle a beaucoup d’imagination.  Elle apportera un point de vue différent, j’en suis certaine», dit Mme Arsenault.  

Becka Viau s’est dite honorée d’avoir été choisie.  Elle a déjà des idées concernant la vision qu’elle aimerait mettre de l’avant, dans une rédaction de 3 000 mots ou moins, qui sera publiée dans une anthologie.  «Ce qui me plaît, aussi, c’est l’approche collaborative de tout cela.  Nous aurons chacune nos visions, mais nous aurons l’occasion de travailler ensemble sur une vision collective.  Ça me plait beaucoup», dit la jeune future mère de famille.  

C’est véritablement en septembre prochain que le projet prendra toute sa signification.  Les 24 et 25 septembre, une conférence réunissant les 23 visionnaires se tiendra à Brudenell.  Les frais d’inscription pour cette conférence sont de 750 $ jusqu’au 31 mai, et de 850 $ après le 31 mai.  Cela ne comprend pas l’hébergement.  

«Nous avons discuté beaucoup des frais d’inscription.  Nous ne sommes pas habitués ici à l’Île à des prix aussi élevés, mais en considérant la qualité de nos invitées, nous pensons que c’est juste», dit Sarah Roach Lewis, présidente du comité consultatif du projet.  

Le 26 septembre en avant midi, les 23 visionnaires intrépides vont se réunir à Province House pour discuter d’une vision commune, un peu comme les pères de la Confédération l’avaient fait en 1864.  En après-midi, elles présenteront cette vision commune devant le grand public au Centre des arts de la Confédération.  

Les 23 femmes sélectionnées pour partager leur vision proviennent de différents secteurs de la population canadienne : anglophones, francophones, autochtones et issues des minorités culturelles.  

La coordonnatrice du projet, Charlotte Boisclair, elle-même francophone, précise que c’était important pour le projet de réunir des femmes d’origines diverses, et d’avoir une représentation francophone.   Dans un pays de plus en plus multilingue,  un grand nombre de visionnaires parlent sans doute plusieurs langues, mais au moins deux sont francophone : la Dr Catherine Potvin de l’Université McGill à Montréal et Maria Mourani, sociologue et criminologue du Québec, qui a aussi été députée à l’Assemblée nationale.


Heather Tadford, Ronda Bellefontaine, Emma Fugate et Jo-Ann Thomsen portent un toast aux 23 visionnaires.

- Par Jacinthe Laforest -



L'Île-du-Prince-Édouard en images