Patrimoine
29 Mai 2026 Par Eric Bergeron
Les anciens enseignants invités ont échangé souvenirs et réflexions, parsemés d’anecdotes, d’humour et de beaucoup de passion, lors de cette causerie consacrée à l’évolution des écoles acadiennes de l’Île. (Photo : Eric Bergeron)

Une discussion sur l’évolution de l’éducation et de la vie scolaire dans les écoles acadiennes de l’Île a eu lieu dimanche au Musée acadien de l’Î.-P.-É. Organisée par le Comité historique Sœur-Antoinette-DesRoches, la causerie réunissait quatre générations d’enseignants : Yvonne Doucette de Rustico, Carmella Lubberson d’Abram-Village, Paulette LeBlanc d’Abram-Village et Ghislain Bernard de Prince-Ouest. L’événement était animé par Georges Arsenault.

Encore une fois, Georges Arsenault a su rassembler la communauté autour d’une causerie fort intéressante. À travers leurs souvenirs, les invités ont partagé leurs expériences autant sur les anciennes petites écoles sans électricité que sur les défis modernes liés à la transmission de la langue française à l’ère des réseaux sociaux.

Yvonne Doucette a décrit son passage au couvent Saint-Augustin de Rustico, où les religieuses enseignaient avec des livres majoritairement en anglais tout en essayant d’intégrer le plus de français possible. Elle a rappelé les classes multiniveaux, les processions religieuses, les chorales et les pièces de théâtre qui faisaient partie du quotidien scolaire.

Carmella Lubberson a raconté ses débuts dans les petites écoles rurales et l’arrivée progressive des écoles consolidées. Elle a aussi évoqué les changements majeurs dans la relation entre enseignants et élèves. «Les professeurs ne faisaient pas de jokes avec les élèves», a-t-elle lancé en comparant l’école d’autrefois à celle d’aujourd’hui.

Paulette LeBlanc a parlé de l’évolution des approches pédagogiques et du soutien accru offert aux élèves grâce aux assistants en éducation et aux enseignants ressources. Elle a également insisté sur l’importance des activités culturelles à l’école, notamment les ateliers artistiques, le théâtre, la musique et les activités du Mois de la francophonie.

De son côté, Ghislain Bernard a expliqué que les écoles francophones ont aujourd’hui un «double mandat» : offrir une éducation de qualité en français tout en assurant la transmission culturelle acadienne. Il a rappelé que plusieurs écoles servent maintenant de véritables centres communautaires.

Cette causerie a permis de constater l’évolution de l’éducation offerte dans les écoles acadiennes de l’Île au cours des dernières décennies. Les invités se sont montrés optimistes pour l’avenir compte tenu du chemin parcouru depuis les années 1960. Pour eux, la valorisation de la langue française et la promotion de la culture acadienne demeurent d’une importance essentielle pour assurer la continuité des communautés francophones de l’Île-du-Prince-Édouard.

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Georges Arsenault animait la causerie portant sur l’évolution des écoles acadiennes depuis 1960.   (Photos : Eric Bergeron) 

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