La Voix acadienne souligne, en 2025, son 50e anniversaire de fondation. La date exacte sera le 27 juin prochain. C’est pour marquer cet anniversaire que l’Association du Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard a choisi de remettre à La Voix acadienne son prix La Petite Nyctacle.
Voici le discours lu par Jean-Pierre Arsenault, membre du conseil d’administration de l’Association du Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard :
Tout de suite en partant, je vais vous avouer quelque chose. Nous avons triché un peu. Selon nos critères, on reconnaît une personne, un groupe ou un organisme qui a œuvré pour le patrimoine pendant les cinq dernières années. Mais dans ce cas cette année, nous avons multiplié ce montant par 10.
Il s’agit d’un organisme que nous connaissons bien intimement ici au Musée. Nous conservons ses archives ici dans notre réserve depuis presque ses débuts. Et nous ajoutons à ce fonds régulièrement, car cet organisme produit beaucoup d’archives qui sont extrêmement importantes à notre communauté et qui servent à démontrer le grand portrait de l’Acadie de l’Île-du-Prince-Édouard actuelle.
Si vous n’avez pas encore deviné, eh bien nous parlons bien sûr de notre cher journal hebdomadaire, La Voix acadienne.
Ce journal de langue française arrive dans nos maisons, nos bureaux, et maintenant sur nos écrans, et nous informe sur ce qui se passe dans la vie sociale, culturelle, politique, éducative et économique de la communauté acadienne et francophone de l’Île, et parfois d’ailleurs. Ce journal aborde les questions importantes qui reflètent les inquiétudes, les victoires et les valeurs de l’Acadie de l’Île.
Nous lisons ce compte rendu de nos actualités depuis le 27 juin 1975, lorsqu’est paru le premier numéro, grâce à un projet de la Société Saint-Thomas-d’Aquin [maintenant connue comme la Société acadienne et francophone de l’ÎPÉ (SAF’Île)].
Comme un miroir, ça nous reflétait ce qu’était l’Acadie de l’Île. Au fil des ans, La Voix acadienne a capté ce qu’était le patrimoine acadien de la province en nous partageant les mots des nôtres, comme Antoinette Gallant, Alice Richard, Nick Arsenault, Georges Arsenault, Elizabeth Cran, Clarisse Gallant et bien d’autres. Des chroniques comme Rustico on raconte, Pélagie et Henriette, Images du passé, De Tignish à Souris, les poèmes à Léonce Gallant, etc.
Ces chroniques servent à préserver la langue acadienne du temps passé. Elles nous renseignent aussi sur les traditions d’autrefois, la culture, la nourriture, les activités sociales, la souffrance, l’endurance, les réalisations et aussi les métiers du bon vieux temps.
Depuis plusieurs années, La Voix acadienne nous offre aussi le cadeau de ses anciennes publications. Si vous allez sur son site web, vous aurez accès à toutes les éditions depuis 1975, ainsi que plusieurs chroniques.
Nous voulons reconnaître ce soir l’organisme, y compris le conseil d’administration, qui travaille à soutenir le journal. Votre bénévolat est apprécié et très important à la survie de cette publication. Votre direction et vos décisions sont essentielles afin d’assurer que ce journal continue pour bien des années. Mais il faut reconnaître aussi le grand nombre d’employés qui sont passés par là depuis ses débuts. Même la directrice de notre Musée y fut pour quelques années comme préposée à la chambre noire.
Mais je pense que vous reconnaîtrez, tout comme moi, le travail immense de deux de ses employées en particulier. Je nomme ici, bien sûr, la directrice Marcia Enman et la rédactrice en chef, Jacinthe Laforest. On apprend qu’elles vont bientôt quitter leurs postes et c’est certainement une absence qui sera ressentie par tous les fidèles lecteurs. Leur passion pour leur communauté et leur dévouement ont été exemplaires et la communauté leur doit tellement d’éloges pour leur travail. On ne saura jamais assez les remercier.
Mesdames et messieurs, je vous prie de vous joindre à moi pour féliciter notre récipiendaire de La Petite Nyctale 2025, l’équipe de La Voix acadienne.