Culture
20 juillet 2021 Par Jacinthe Laforest
Debbie Rousselle-Montgomery est la maîtresse de cérémonie de tous les spectacles des artistes de l’Île-du-Prince-Édouard. Elle est entourée des artistes invités, Patricia Richard, Lennie Gallant et Julien Robichaud au piano. (Photo : J.L)

Encore une fois cette année, la Coopérative de développement culturel et patrimonial de Mont-Carmel a décidé d’offrir ses spectacles du dimanche soir sur sa page Facebook, gratuitement.  Alors que l’an dernier, les artistes participants s’étaient filmés eux-mêmes avec l’équipement dont ils disposaient, les prestations de cette année sont captées dans des studios professionnels à Charlottetown pour les artistes de l’Île et à Moncton, pour ceux du Nouveau-Brunswick.

Le dimanche 11 juillet, Sirène et Matelot était en vedette sur la page Facebook de la Coopérative.  L’enregistrement avait été fait le jeudi 8 juillet dans les studios d’House Front Production Services, à Charlottetown.  Des éclairages sophistiqués, de la glace sèche pour un effet de brouillard qui diffuse la lumière, des images captées par plusieurs caméras, une captation sonore impeccable, tout ce qu’il faut pour créer une ambiance hyper professionnelle a été déployés.

«Cette année, on a pu améliorer notre production.  Nous avons fait une demande au nouveau programme PEI Event Innovation financé par l’APECA et administré par TIAPEI, et nous avons reçu des fonds pour nous permettre de faire ces enregistrements.  Nous sommes très contents de pouvoir offrir des options de qualité à nos artistes.  La pandémie a été dure pour eux», ajoute Christian Gallant.  

Les spectacles des artistes de l’Île seront tous filmés à Charlottetown.  Outre Sirène et Matelot, il y aura Shane Pendergast, Tara MacLean, Keelin Wedge, Josée Boudreau et Craig Fair.  Les artistes du Nouveau-Brunswick seront filmés au studio SSI, qui appartient au même propriétaire que l’House Front.  Ces artistes sont Hert LeBlanc, Moyenne Rig, Christian Kit Goguen et son fils Mathias et Flo Durelle.  

Enregistrements ou live ou en salle?

Sirène et Matelot ont choisi de faire un enregistrement pour une diffusion quelques jours plus tard.  Certains artistes pourront aussi choisir de présenter leur spectacle LIVE, à partir des studios de Charlottetown ou de Moncton.  «Ils ont tout l’équipement pour cela.  J’ai travaillé avec eux pour des spectacles LIVE sur différents projets et c’était très bien, dit Christian Gallant.  Ça ajoute des options.  C’est certain que notre but c’est de revenir à nos spectacles en salle payants.  Cependant, l’expérience du virtuel nous ouvre des options.  Rien ne dit que l’an prochain, on ne pourrait pas faire une diffusion LIVE à partir de Mont-Carmel.  Il y a beaucoup de possibilités».

À l’Île-du-Prince-Édouard, les spectacles sont animés par Debbie Rousselle-Mongomery.  «J’aime beaucoup faire cela et depuis la pandémie, je n’avais pas eu l’occasion de jouer ce rôle.  Ça fait du bien d’être ici», dit l’animatrice. 
En plus de faire une présentation d’ouverture de spectacle, l’animatrice revient plus tard pour une courte entrevue avec les artistes.  «C’est quelque chose qu’on a ajouté cette année.  On trouve que c’est une belle façon de faire connaître les artistes.  Ça leur permet de parler de leurs carrières respectives.  Au Nouveau-Brunswick, l’animatrice est Christine Melanson», précise Christian Gallant. Également, la Coopérative de développement culturel et patrimonial de Mont-Carmel a décidé d’offrir aux artistes les enregistrements et le droit d’utilisation du matériel enregistré, pour utilisation future.  «Pour nous, c’est une façon de plus de les aider.  Du temps de studio comme ce que nous faisons, ça coûte cher», dit le coordonateur.  

Petit mot à l’intention des internautes

Toutes les captations sont faites en haute définition.  Cependant, Facebook a coutume de réduire systématiquement la qualité des vidéos.  Il est toutefois possible de les voir en haute définition, en ajustant certains paramètres.

En tant que coordonnateur de la série de spectacles de la Coopérative de développement culturel et patrimonial de Mont-Carmel, Christian Gallant (à droite) assiste autant qu’il le peut aux enregistrements.  (Photo : J.L)

Les images sont captées par de multiples caméras et sont par la suite sélectionnées pour créer le spectacle.  Cela évite les points de vue statiques.  (Photo : Christian Gallant)

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