Le 7 octobre 2020
- Par «Laurent Rigaux
Le jeudi 1er octobre, le Centre Belle-Alliance a ouvert ses portes en soirée à une quarantaine de convives, venue écouter Michel Lalonde et ses deux musiciens, de passage à Summerside.
Pour ce concert de rentrée, le Centre Belle-Alliance avait prévenu : il y aura 50 places, pas une de plus, afin de respecter les consignes sanitaires en vigueur. Les chaises ont trouvé, à une ou deux près,preneur et le public de Summerside a goûté de nouveau aux joies d’une soirée musicale, sept mois après le début de la pandémie. Pour Michel Lalonde, cela faisait encore plus longtemps. «Mon dernier concert remonte à novembre dernier, confie le chanteur. J’ai la trouille du débutant, il faut se réhabituer!» Le chanteur aux sonorités rock, folk et country était accompagné de Keelin Wedge (guitare et violon), et de Remi Arsenault (guitare et contrebasse).

Rémi Arsenault et Keelin Wedge ont accompagné Michel Lalonde sur la scène du Centre Belle-Alliance pour le Concert de la rentrée, le 1er octobre.
Marilou, tes yeux bleus comme l’océan
Tu m’ regardes et tu vois tout c’ qu’y a en dedans
Et moi, j’me sens comme une poussière dans le vent
Qui t’attend depuis la nuit des temps
Le Franco-ontarien, chez lui à l’Île comme en Saskatchewan, égrène les titres de ces deux derniers albums en solo, l’Amour fou (2011) et Comme un engin (2019). Dans ces textes, il évoque l’amour, évidemment, mais aussi sa crainte face à l’environnement qui se dégrade. La chanson Can’t stop now est un hommage à deux de ses idoles : la jeune militante suédoise Greta Thunberg, et Jane Fonda. Il l’a écrite après une promenade à l’Île, aubord de l’eau. «Le lendemain, là où j’avais fait des photos, c’était plus là à cause de l’érosion», raconte-t-il au public. Le tube Comme un engin sur l’album du même nom est dans la même veine.
Le temps est à la gronde
Le jour à la lumière
Donnez-nous notre monde
Crient les enfants de la terre
Amour, environnement, Michel Lalonde chante «ce dont le monde manque». Ce soir-là, il ressort aussi les vieux tubes du temps de Garolou, dont La retraite de Bonaparte. Rappelé sur les planches, le chanteur conclut par une berceuse composée après la naissance de sa fille et sortie dans l’album Amour fou.
J’croyais pas que ce monde,
De poubelle et de vidange,
Savait encore fabriquer des anges
Quant à la suite, elle est difficile à imaginer pour le septuagénaire avec la pandémie qui n’en finit pas. Il confie qu’un nouveau single va sortir pour faire la promotion de Comme un engin, en attendant de remonter sur scène, dès
que possible.

La salle Entre-deux-Mers était aménagée de manière à respecter les consignes d’écart social. Le spectacle était aussi diffusé en direct sur Facebook. (Photos : Laurent Rigaux)